Florence II

15 octobre 2008

 

Bonjour! Aujourd’hui, plutôt que de faire un carnet de voyage auquel je n’ai pas tellement envie de me consacrer, je vais me contenter, en grand fainéant que je suis, de vous mettre quelqu’unes des photos prises par Marine pendant notre voyage de fin Septembre à Florence. N’y voyez pas d’ordre chronologique et/ou logique, je mets plus ou moins en vrac selon ce qui me tombe sous la main.

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La piazza Santo Spirito, de mémoire, avec moi devant. Il me semble que cet immeuble a servi au tournage d’une des scènes d’Hannibal, mais je n’en suis pas certain.

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Les hauteurs de Florence vues depuis la Piazza Michel-Ange, à quelques minutes de marches de l’appartement que nous avions loué. Ambiance festive, avec le mariage exubérant d’un couple de japonais…

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Une succession de galeries d’arcade bordant l’Arno, entre le Ponte Vechio et la galerie des offices. Quelques artistes y pratiquaient de l’aquarelle.

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Le fameux Duomo, sous un angle que je préfère largement à la photo tirée sur Google. Excessivement surchargé, mais pour une fois ça ne me dérange pas trop. En revanche, la façade laisse présager un intérieur grandiose, mais les espoirs sont vides decus par une certaine pauvreté architecturale. Dommage.

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Une des seules photos qu’elle ait pu prendre des jardins du Boboli, l’usage de l’appareil étant interdit. Cette vue est faite depuis la terrasse du palais de la porcelaine, au fond du parc, sur les campagnes toscanes. Le jardin est relativement comparable à celui de Versailles, à la différence près qu’il s’étend sur une zone vallonnée, et s’avèra être une étape redoutable pour nos pieds de voyageurs fatigués. Il fait parti du Palazzio Pitti, dont j’ai parlé dans le précédent article. Il faut d’ailleurs bien 2 jours pour visiter l’ensemble du complexe tant la collection est impressionnante.

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Au détour d’une de nos promenades, je ne me souviens absolument plus de l’endroit où cela se trouvait.

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Et pour conclure, une petite vue de notre appartement de location, très coquet comme vous pouvez le constater. Voilà pour cet article, j’en consacrerai un autre encore sur Florence, en m’attardant plus sur les collections des multiples galeries et tableaux que nous avons arpentés.

 

 

Florence I

16 septembre 2008

Bonjour!

Deux mois d’attente, ce fut long… en effet, ayant eu quelques rattrapages à faire, j’ai du passer l’été à me demander si j’allais ou non passer en 2ème année d’architecture. Et finalement c’est bon! Et sans aucune matière à refaire, qui plus est. C’est donc sur cette note enjouée que je me décide à re-alimenter ce blog, qui était un tantinet tombé dans les oubliettes pendant les vacances.

Et puisque j’en reviens à peine, je vais parler ici de la semaine de vacances que nous nous sommes offerts avec ma copine. Un séjour à Florence, que nous attendions impatiemment depuis des mois. Quelques soucis d’organisation dus à un planning compliqué, en raison des modalités de la rentrée scolaire, mais finalement, tout s’est bien passé.

Nous sommes partis en car (Eurolines, efficace et pas cher), à 22h45. Le trajet faisait plus de 12h, bien que de nuit. Cela ne nous enchantait pas spécialement, mais c’est le prix à payer pour un transport très intéressant économiquement. Finalement, pour ma part ça a été plutôt rapide… j’ai surtout dormi et mangé, deux activités que j’exécute avec beaucoup de professionnalisme.

1 bouteille de lait, 5 barres chocolatés et quelques madeleines plus tard, nous arrivions dans la belle cité toscane: Florence. Un peu crevés mais enjoués, nous avons traversés le centre historique pour rejoindre notre petit appartement de location, idéalement situé à proximité de tous les lieux touristiques importants, et à 200 mètres à peine du célèbre Ponte Vecchio, que voici:

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Ville bulle

20 juin 2008

Je viens à l’instant de terminer le rendu de POV ray, le programme que nous utilisons dans le cadre de nos cours d’informatique.

Donc pour donner un aperçu de ce que nous faisons, autant vous donner l’image finie ^^.

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Alors… il s’agit d’une ville sous l’eau, pour ceux qui n’auraient pas vues les bulles. Nous avons cherché à créer des reflets de vague sur un sol en sable, avec des habitations aux courbes organiques. Quelques algues et rochers disseminés ici et là viennent agrémenter le paysage aquatique.

C’est notre première année, mais on est très contents! Surtout pour le poisson lanterne / mairie qui occupe la position centrale de l’écran, et le petit sous-marin jaune très mignon fait par Marine .

Mardi, j’aurai fini mes deux derniers partiels… bientôt les vacances!

Les inconnus

14 juin 2008

Allez, plus qu’une semaine avant la fin des cours… En ce moment, entre le projet, la construction, les dessins d’observation, POV Ray et tout ce qui s’en suit, on tourne à facilement 15 heures de travail par jour, et c’est pas près de s’arranger avec la semaine qui se prépare…. mais bon, dans peu de temps, c’est les vacances! Enfin, en attendant, je profite de ce week end pour me reposer un peu, et faire une interlude au milieu des cours. Vous connaissez tous les inconnus, mais j’ai eu l’occasion de voir un de leur squetsch récemment qui m’a beaucoup amusé. J’imagine qu’il est connu, mais pour les adorateurs de sylvester stalone, c’est un délice xD. Le voici!

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Allez, dans une semaine j’aurai pas mal de temps à e consacrer, ce qui signifie plus d’articles ^^. A la prochaine donc!

Aquarelle

10 juin 2008

 

J’ai fait quelques aquarelles ces derniers jours, pour m’occuper pendant un week end pluvieux. Ca représente pour les deux premiers un jardin de Shangai. Rien de transcendant, je me sers pas très souvent de l’aquarelle. C’est surement mes derniers avant cet été, je n’ai pas de scanner à annecy. Mais je mettrai tous mes pastels, voire mes peinture à l’huile (je fais un stage de peinture cet été!) dès la rentrée, ça c’est certain. En tout cas voilà les choses.

 

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Ca c’est une vue intérieure du projet que nous avons fait à 3 pendant la semaine de séminaire. Ici donc une vue sur deux terrasses végétalisées (il faut les imaginer hein) et le couloir qui mène à la salle de jeu des schtroumpfs. Je prendrai une photo de la maquette, ça me donnera enfin l’occasion de présenter un peu ce que je fais de mes années d’étude en architecture, parce qu’au vu du contenu de ce site, j’imagine que vous vous représentez un glandu passant sa vie à faire autre chose que bosser.

Tai Chi Chuan

5 juin 2008

 

Et cela fait un bon moment que je n’ai pas posté ici, et je pense que d’ici la fin de l’année scolaire, je n’aurai pas trop d’occasions. Fin de semestre oblige, l’emploi du temps est assez serré, mais à partir du 23 Juin je serai à nouveau libre!

Enfin… je n’ai pas parlé d’arts martiaux depuis mes articles sur le Goshindo (tout simplement parce que je n’en connais pas d’autres). Il y a deux semaines, mon sensei (qui vient de passer son 4ème dan!) nous a présenté un de ses amis qui a fait cours à sa place. Il s’agissait d’un professeur de Tai Chi Chuan. Si, comme moi sur le moment, vous ignorez totalement ce qu’est le Tai Chi, disons juste que c’est un art martial chinois « interne », ou le relâchement des muscles au profit d’une pratique souple et coordonnée (évidemment, pour la petite historique, notre ami wikipédia est toujours là http://fr.wikipedia.org/wiki/Tai-chi-chuan).

Le cours n’a pas duré plus d’une heure, je n’ai pas bien saisi les grands principes. On a travaillé sur les esquives, des frappes directes, uppercuts, crochets, frappes de jambe, car le professeur (je ne connais pas l’équivalent de sensei en chinois Indeci) estimait que le Goshin recherchait trop le contre (ce qui est assez juste, mais pas toujours). Tout le travail s’est appuyé sur des mouvements de rotation du bassin, qui prenait naissance dans la jambe, pour simplement faire tourner les bras de gauche à droite. Ces derniers n’étaient évidemment pas balants, mais centrés autour du bas du ventre, le centre du « chi », un point nommé « dantian ». Pour parer un coup efficacemment, il suffisait de lever les bras de haut en bas, et laisser le reste du corps faire circuler l’énergie.

Des coups de poing, on est passés aux jambes, ce qui s’est averé nettement plus difficile. L’éternel problème au niveau des frappes, on est toujours tentés de nous servir uniquement de la forçe de nos bras, ce qui ne suffit évidemment pas. Mais l’expérience a été amusante. Pour finir le cours, le professeur a essayé de nous faire sentir l’énergie qui circulait dans nos mains. Pour cela, il nous a fait pratiquer divers exercices d’assouplissement au niveau des doigts, de la paume, et du plat de la main. Des gestes que je ne saurai pas vous décrire verbalement (la plupart je ne m’en souviens plus) mais qui avait pour but de rendre nos mains plus alertes, plus réceptives à ce qui nous entourait, et nous rendre conscient de l’énergie du chi. Honnetement ça n’a pas vraiment beaucoup marché pour moi, j’ai juste senti quelques piccotements. Je ne m’attendai pas à plus, avec une scéance d’une heure il ne fallait pas s’imaginer faire des miracles ^^.

Quelques vidéos trouvées sur youtube. Comme je n’y connais rien je ne garanti pas la qualité, mais j’espère que cela a éveillé chez vous de l’intérêt pour cet art martial que je pense méconnu.

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Pas top mais c’est déjà pas mal. De toute façon il y en a plein sur youtube :) .

A la prochaine ;)

 

 

Encore Kyo…

20 mai 2008

 

Pas mal de temps que je n’avais pas posté de dessins, donc à l’occasion de mon anniversaire (j’ai 19 ans aujourd’hui!) , je vous donne mes deux derniers, que j’ai fait il y a quelques jours, l’un au stylo noir mine 0.5, et l’autre au feutre aquarelable, que j’utilisais pour la première fois. Tout ça pour changer un peu de la mine grasse, à la longue c’est lassant. Cet été je vais m’essayer intensivement à la peinture à l’huile sur toile, ça me sera bien utile pour donner de jolis dessins d’ambiance dans mes projets ^^.

Allez zou, les dessins: les deux sont issus du dernier samurai deeper kyo. Les quelques gens qui suivent ce blog depuis le début peuvent penser que je ne dessine pratiquement que ça; en fait pas vraiment, c’est juste généralement ceux que je préfère. Mais je vais m’arrêter maintenant, et abandonner le style manga définitivement pour revenir à quelque chose de plus occidental.

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Pour le dernier dessin le papier est gondolé, ça a fait des effets bizzares au scannage. Sinon, tiens pour la forme, je poste aussi l’image de notre ville futuriste, que nous réalisons dans un cours d’informatique sur le logiciel Pov Ray. On a choisi Marine et moi une ville abyssale, sous une bulle, avec une architecture organique. Cette image dâte d’il y a deux semaines, on a pas mal avancés depuis, d’ailleurs ici c’est juste le fond, y a pas les bâtiments, mais c’est pour donner une idée.

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Petite agression

15 mai 2008

 

Pour répondre au sujet du blog de Matthieu (http://www.takezoshinmen.unblog.fr), je vais raconter mon épopée « héroïque » de ce qui nous est arrivé Lundi soir.

Donc au départ, Théo étant reparti chez lui passer son permis, nous n’étions pas sensés faire de Bokken: à 3 c’est pas des masses pratique, et Matthieu s’en voulait un peu que Théo ne puisse pas participer. On projettait donc de passer une bonne partie de la soirée à matter des épisodes de South Park. Mais après consertation, Anne-Lise et moi avions très envie d’en faire, on a donc attendu la nuit tombée pour descendre sur le Parking, quitte à faire cours à deux si Matthieu ne pouvait vraiment pas. Mais bien entendu, notre sensei ne peut pas résister longtemps à l’appel du Bokken, quand on l’a appelé il a immédiatement pris la décision de venir, on devait juste attendre qu’il ait passé son coup de fil à sa copine. On s’est échauffés pendant un peu moins d’une heure juste devant chez Damien, puis on est remontés sur le parking. C’est alors que Matthieu est arrivé.

On a à peine eu le temps de commencer à se parler qu’une voiture a déboulé sur le parking desaffecté d’en face, s’est livré à quelques accrobaties spectaculaires et purement inutiles, le tout à une vitesse inquiètante et avec des pneus qui souffraient le martyre. On ne s’est pas vraiment inquietés (on aurait du…), on les a juste pris pour de parfaits demeurés qui voulaient faire les malins avec leur caisse. Jusqu’à ce qu’ils se dirigent dans notre direction. Bien évidemment, vu la vitesse à laquelle ils allaient, on les a regardé passer. Le conducteur, qui ne nous avait apparement pas vu, à entamé un virage, quand une porte à l’arrière s’est ouverte et qu’un gars a demandé d’attendre…

Comme l’a raconté Matthieu, ses premières questions ont constituées à nous demander « pourquoi on regardait sa bagnole » et « ce qu’on foutait avec des bâtons »… Nous n’avons alors pas pu nous empêcher de remarquer la « légère » note d’agressivité dans sa voix, qui nous signalait que nous allions avoir des ennuis. Il devait y avoir 4 mecs qui sont sortis à ce moment là, mais je n’ai plus de souvenirs exacts. L’un d’entre eux s’est jetté sur moi, et m’a pris le Bokken des mains. On voyait clairement qu’ils n’étaient pas vraiment en bon état, plutôt que de risquer de suite un conflit, j’ai préferé le laisser le prendre, de toute manière il n’avait pas vraiment l’air dangereux avec, j’imagine qu’il voulait juste faire le cake. Il prend ensuite en chasse Matthieu. Je n’ai pas du tout eu l’affaire à lui par la suite.

Matthieu s’éloigne un peu avec le grand, pour l’écarter de nous. Après coup, il s’en ait  voulu de ne pas avoir été à côté d’Anne-Lise et moi, mais c’était la meilleure chose à faire, et il a très bien réagi du début à la fin. Heureusement qu’il était avec nous notre sensei Sourire. Mais pendant ce temps, le petit teigneux, qui fera la navette plus tard entre moi et Matthieu, reste à proximité. Il y avait deux autres aussi, mais je ne me souviens pas qu’ils aient fait quoi que ce soit tout du long, ils se sont contentés d’être spectateurs. Le petit était très près de moi, beaucoup trop près d’ailleurs pour que je puisse me défendre efficacemment. Mais je n’avais absolument pas envie de m’éloigner, si je m’étais bougé il l’aurait remarqué et m’aurait suivi, et je ne voulais pas laisser Anne-Lise toute seule au milieu, même si je ne lui étais pas d’une grande utilité et qu’ils semblaient l’ignorer. M’enfin vu l’état dans lequel ils étaient, je doûtais que leur cerveau ravagé par la drogue, ou autre, puisse longtemps garder un semblant de retenu, même avec une fille. 

Il a vite commencé à me mettre une baffe. Pas une droite ou un crochet, que j’aurais largement préferé. Mais une vraie claque, absolument pas douloureuse mais qui m’a très violemment échauffé. Une claque c’est très humiliant, et j’ai un bref instant pensé à m’énerver. Mais c’était sans doûte mon agressivité qu’il cherchait à éveiller, j’ai donc préferé ne pas y répondre, quitte à ravaler ma colère (c’est d’ailleurs ce qui a été pour moi le plus dur à avaler). Sinon je ne me souviens pas qu’il m’ait beaucoup parlé, à part pour me chercher. J’ai répeté sans cesse qu’il n’y avait aucun soucis et qu’on n’avait pas à se battre, mais évidemment ça ne servait à rien. Il n’avait pas d’arme, je ne le pensais pas vraiment dangereux: en fait, ses frappes ne faisaient pas mal (pourtant il y mettait de l’énergie). Je n’ai pas la prétention d’être super endurant, c’est juste qu’ils ne savaient vraiment pas frapper. Mais ce que je redoutais, c’est qu’il faille cogner longtemps avant qu’il ne ressente quoi que ce soit, vu son état, et que ses copains n’interviennent.

Je n’ai pas de souvenir exact de mes péripéties, je me suis surtout inquieté pour Anne-Lise. Il ne s’acharnait pas sur moi, et je n’avais pas trop de soucis pour Matthieu. Et d’un seul coup, gros choc sur mon front. Alors… Pour répondre à ce que j’ai pu voir ailleurs, un coup de boule, c’est con, mais quand on ne s’y attend pas et que le type en face se tient à 50 cm de son visage, à tous les coups ça marche. Je n’ai pas la maîtrise martiale de Matthieu, mais j’ai quand même pratiqué pas mal d’années, et j’ai acquis quelques réflexes contre les frappes. Ce n’est donc pas par masochisme que je me suis pris son front en pleine gueule, c’est juste que je ne l’ai pas vu venir. Encore une fois, ça ne m’a pas fait mal. Ca sonne, c’est tout, mais ils ne savaient pas s’y prendre. Evidemment, il a fallu que ça touche le mauvais endroit, et c’est l’arcade sourcillière qui a pris… en quelques secondes, j’avais du sang plein les mains et la figure. Là je dois avouer que j’ai eu une furieuse envie de commencer les hostilités, quand Anne-Lise s’est mise à hurler. Je crois qu’elle nous a tous mis un moment en pause, et que même eux ont compris qu’elle avait vraiment peur. Ils ont continués, mais moi ça m’a freîné, et de notre côté ils se sont calmés. Le petit nerveux a voulu m’agresser avec une bouteille, mais il s’en est tenu là. Pis d’un coup, d’on ne sait trop où, une vingtaine de personnes se sont pointées, ont rapidement compris la situation, et ont commencés à les calmer. Je n’ai pas pu les remercier, et je regrette de ne pas l’avoir fait, parce qu’on leur doit beaucoup. Les 5 imbéciles ne s’en sont pas pris à eux mais continuaient à vouloir nous frapper, énervés apparement d’avoir été interrompus dans cet instant privilegié que nous partagions…  Après je ne me rapelle plus trop, je me souviens juste du mec qui nous a hurlé de nous cesser, et d’un con qui sautait sur matthieu.

Je m’en suis bien sorti pour mon arcade: pas de points de suture, et ça ne laissera pas de trace d’après le médecin. Anne-Lise et Matthieu m’ont super bien soignés. On a vraiment eu de la chançe ce soir là, ça aurait pu finir bien plus mal. Déjà mes deux amis ont tout du long bien gardé leur sang froid (sauf pour le cri, mais ça nous a sauvé la vie) et ont réagi de manière admirable. Mais les ars martiaux ne servent à rien dans ces cas là: je pense savoir me battre, surtout contre eux, ça aurait été relativement facile, mais s’entraîner au dojo ça n’habitue pas au choc d’une agression brutale. La violence à vivre ça n’a rien de banal, surtout quand c’est la première fois qu’on en est vraiment la cible. Sur le coup je n’ai pas eu peur, mais ça m’est tombé dessus après et j’ai eu du mal à m’en remettre. Petite nature peut-être, m’enfin c’est plus facile de dire « contre un coup de boule, suffit de lever le coude en avant » que de réagir efficacemment contre une fureur inexpliquée. Et accepter de se prendre des coups, sans riposter, c’est dur, très dur. Même si je m’en sors mieux physiquement, psychologiquement j’ai mis un petit moment à l’accepter.

Au final ça n’est plus qu’un mauvais souvenir sur lequel on plaisante. Mais ça fait réfléchir, et je ne sais pas comment je réagirai si quelque chose dans le genre se produisait à nouveau…

Tite page de pub musique…

11 mai 2008

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…pour Simon, un copain de collège d’Annecy, et son groupe, Sad Mirror… je n’y connais pas grand chose en musique mais j’aime bien ce qu’ils font, ils gèrent super bien le métal. Je vous laisse le lien, il y a quatres titres de leur groupe.

http://www.myspace.com/sadmirror

Avec en plus un très joli logo!

Et ce sera tout pour aujourd’hui ^^. Pas forcément beaucoup le temps de poster dans la semaine, parce que pas de pc à disposition, mes articles seront plus aerés :) . A la prochaine!

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Le Clan des Otoris

11 mai 2008

 

Petite page de publicité pour souffler un peu au milieu des articles consacrés à la peinture et l’architecture, pour vous parler de la saga de Lian Hearn intitulée « le clan des Otori« .

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Je ne sais pas si on peut parler véritablement de passion, mais j’éprouve un certain intérêt pour tout ce qui touche au Japon médieval. La saga proposée par l’auteur anglaise nous plonge directement dans un univers fictif mais qui retrace fidèlement la vie dans l’archipel nippone. A mi-chemin entre réalité, fantaisie et mysticisme, Lian Hearn fait preuve d’un certain talent narratif, et d’une plume fluide qui ne laisse place à aucune fausse note dans les transitions entre les points de vue, les atmopshères…

Pour la petite histoire… Tomatsu, un membre de la tribu des invisibles (qui se réveleront plus tard être en réalité des chrétiens cachés au Japon), voit son village décimé par un terrible chef de guerre, Iida Sadamu. Parvenant à fuir à travers les montagnes, il est secouru par un mystérieux guerrier, qui le prend sous son aile, et décide curieusement d’en faire son fils adoptif. Ce samouraï, Shigeru, noble descendant de la lignée des Otori, immerge Tomatsu, rebâptisé Takeo, dans l’univers des intrigues politiques. Parallèlement, le jeune homme se découvre d’étranges pouvoirs, comme le fait de pouvoir se dédoubler, se rendre invisible ou marcher avec la légereté d’un chat… Il fait alors la connaissance de Kenji, un mystérieux membre de la Tribu, qui lui apprendra à parfaire ses dons et à éveiller son âme d’assassin, pour faire de lui le tueur du tyran Sadamu…

 Le récit est subjectif et alterne les points de vue de Takeo, puis de Kaede, une jeune héritière avec laquelle il fera plus tard connaissance. La psychologie des personnages est délicieusement bien traitée, ce qui facilite grandement la compréhension du récit. Les descriptions sont relativement précises, et l’auteur parvient assez bien à retranscrire les ambiances dans lesquelles évoluera son héros, des recoins mystérieux des terriers de la Tribu aux châteaux solennels des seigneurs Otori, en passant par la vie grouillante des campagnes. Ainsi, on est vite pris dans cet univers japonais, sans entrer dans des stéréotypes figés, en particulier grace à l’intérêt de la vaste palette de personnages.

Néanmoins, ce cycle, de 5 volumes désormais, demeure rien de plus qu’un bon divertissement. La qualité de l’écriture paraît parfois un peu simpliste, ce qui est compréhensible quand on sait que l’ouvrage est originellement destiné à un public jeune, mais laisse un arrière goût amer au lecteur. L’écriture reste tout de même très (trop?) occidentale, il manque souvent ce brin de légereté nippone qui lui aura donné plus de saveur. Malgré l’effort fourni, la mentalité japonaise est trop étrangère aux européens, et, même après tous les voyages et documentations effectués par Lian Hearn sur l’archipel, il aurait fallu toute une vie pour saisir les subtilités de leur culture. Enfin, quoi qu’il en soit, je vous encourage à lire ces 5 tomes, qui constitueront un excellent moment de détente et d’évasion.

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