Espagne II

Je continue dans plusieurs articles pour plus de commodité en écriture, et aussi parce que j’ai horreur du « lisez à la suite » Rire.

 Alors… après la Casa Battlò, nous nous sommes acheminés en direction de la non moins célèbre Pedrera, aussi appellée Casa Milà, quelques pâtés de maison plus loin. La façade est plus sommaire, du moins dans le choix des matériaux: plus de baies vitrées, plus de vitraux colorés, et moins de diversité dans les motifs… Comme vous pouvez le voir ici:

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 L’effet donné est celui d’un corail, ou d’un coquillage qui aurait cuit un peu trop longtemps sous le soleil. Mais je trouve la façade très stérile, comparativement à la casa Battlò, d’autant plus que la Pedrera a été conçue après cette dernière. On y trouve moins de diversité, moins de richesse dans l’interprétation des formes. L’ensemble me semble terne, uniformisé on pourrait dire.

Mais c’est surtout l’intérieur qui est choquant: à quelques détails près, on ne retrouve absolument plus l’originalité et la vivacité des formes qui est la marque de fabrique habituelle de Gaudì: les appartements font cossus et bourgeois, mais sans aucune portée, complètement dépouillés de leur aspect marin. Moi qui m’attendait à du génie extravageant, j’ai été deçu. Après, je ne sais pas non plus quels ont étés les crédits de Gaudì pour réaliser la Casa Milà: peut-être la contrainte budgétaire a-t’elle freînée son élan imaginatif… mais en tout cas, pour moi, la Pedrera ne mérite pas la réputation qu’elle a. Une note positive néanmoins, concernant les combles, très rigolos à visiter. Les voici d’ailleurs:

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Après cette touche amère, nous sommes allés en direction de la Sagrada Familia… un chemin particulièrement long à faire à pied, mais le réseau de bus et de métro de Barcelonne étant ce qu’il est, c’était plus pratique de faire le trajet avec nos deux petites jambes. Heureusement, elle se voit de loin, aucune chançe de se pommer…

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Hé ben c’est quelque chose… stupéfiant de dynamisme et de mouvement… les colonnes du porsche d’entrée semblent perdre leur statut de structure porteuse, et participent à l’élan vers le ciel du bâtiment, tendues à l’extrême, comme si la Sagrada était tirée vers le haut par une forçe invisible. On ne les voit pas très bien ici, mais les scultures sur les murs sont assez spéciales sur une cathédrale, mais très rigolotes.

L’intérieur n’est pas fini, inutile de donner des photos. Il est à noter d’ailleurs l’hypocrisie de la ville de Barcelone: à la base, la municipalité avait rejetté Gaudì, le jugeant de « fou »… aujourd’hui, les prix qu’elle pratique pour l’accès à ces bâtiments sont exorbitants… il faut payer pour entrer dans la cathédrale (!!), payer pour l’ascenseur dans la cathédrale (!!!), et la casa Battlò coûte 20 et quelques euros… Comme quoi, les opinions peuvent changer très vite selon l’intérêt qu’on en a…

Enfin pour revenir à l’intérieur… le but de l’architecte est de faire une sorte de forêt , en utilisant les colonnes qui serviraient d’abres et les couleurs de vitraux. Hélas c’est toujours en travaux, et pour un moment encore apparement, il est pas dit qu’un voit le tout un jour achevé… Sinon… l’ascenseur menait en haut d’une des quatres grandes tours… et étant donné que j’ai le vertige, j’aurais mieux fait de pas y aller… Gaudì aime bien jouer sur la sensation de hauteur, seulement moi ça ne me plait pas du tout Sourire. Mais pas grave, j’ai beaucoup apprecié cette cathédrale quoi qu’il en soit.

Allez, je mets la suite dans un autre article…

 

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