Espagne III

Une bonne nuit de sommeil et nous voilà requinqués: au programme de la journée, le musée Picasso et le parc Güell.

Pendant que mon père et ma petite soeur, pas vraiment intéressés par la peinture, se détendaient au grand aquarium, avec ma mère nous sommes allés au musée Picasso. Niché dans un petit quartier bien sympathique pas loin du port, pas très peuplé, nous avons été surpris pas la grande file d’attente qui patientait sagemment devant les guichets…

Les tableaux exposés m’ont un peu deçus… il n’y avait pas ses plus grandes oeuvres (je tenais à voir les demoiselles d’Avignon et Guernica… plus tard j’ai appris que les deux étaient à New York), mais des dons de ses dessins d’enfançe qu’il avait fait à la municipalité. Cela étant, pour son jeune âge, c’est très impressionnant. Il y avait pas mal de peintures de sa période bleue, ceux-là étaient pas mal du tout. Comme je n’ai pas retenue de nom par contre, je peux pas donner de photos.

Dommage, peu de grands tableaux cubistes… tant pis, c’est ce que j’avais envie de voir. Le musée était mignon mais pas de quoi casser des briques… m’enfin, c’était sympa quand même.

Pour nous détendre après nos longues marches, nous sommes ensuite allés au Parc Guëll, encore une fois d’Antoni Gaudì. Loin du centre mais ça en vallait la peine.

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(Au fait, j’y pense, toutes mes photos proviennent de Google… Je sais pas si il y a des copyright mais autant prévenir… j’ai pas d’apn alors je fais ce que je peux ^^)

Les bancs sont très agréables d’utilisation, ergonomiques, parfaitement adaptés à la forme du dos. De ce fait, on pourrait rester des heures à feignanter là dedans, s’il n’était le soleil de plomb qui nous martelle sauvagement. Et oui, le parc est situé sur un plateau qui domine Barcelonne, donc il y fait très chaud. On a d’ailleurs tous choppés des coups de soleil. Mais bon, pour pouvoir voir ces jolis carrés de mosaïque colorés et cette superbe colonnade en dessous, c’est un faible prix à payer.

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Ah oui… ça ce sont les colonnes que Gaudì a disposées pour contenir la poussée de la coline… Même l’élément le plus structurel fait l’objet d’une attention soignée… Moi qui n’aimait pas Gaudì à la base, dorénavent, vous l’aurez compris, je suis sous le charme ^^.

Toute chose a une fin, et le lendemain, nous avons quittés Barcelonne. Destination: Figueres, siège du Musée Dali. A ma grande honte, je n’ai connu le peintre que lorsque ma mère m’en a parlé à l’occasion du voyage. Et quand j’ai commencé à m’y penché, j’ai été émerveillé: sa palette de couleurs est époustouflante, des teintes octueuses, parfaitement fondues, un réel délice visuel. En plus, c’est fantasmagorique et rigolo…

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La façade,  comme le dit ma copine, permet tout de suite de savoir à qui on a a affaire. Bon, par contre, si Dali est un peintre génial, c’est un architecte médiocre… je n’ai jamais vu un merdier pareil dans un musée. Impossible de s’y retrouver, on loupe plein de salles, les galeries sont trop étroites, difficiles d’accès, c’est bruyant… Dali avait la maîtrise esthétique mais pas le sens du fonctionnel on dirait Rire.

Enfin, la collection vallait le détour: de très grandes oeuvres, parmis lesquelles, un autoportrait:

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Dali caramel… la couleur de la peau est si réaliste qu’on aurait presque envie de le manger… si j’ai bien compris, c’est une métaphore de la pourriture, comme le montrent les fourmis aux commissures des yeux, et les épingles, qui expriment le fait qu’il se sente « tiré »… Et beaucoup d’autres tableaux, que je ne mettrais pas ici parce que ce n’est pas vraiment le sujet (peut-être un article exclusivement sur Dali viendra, parce que ça m’a marqué).

Après ça, nous avons quittés Figueres et sommes allés à Bilbao, voir le célèbre musée Guggenheim. Mais cela fera l’objet d’un autre article, et surement un autre jour, parce là je commençe à avoir la flemme ^^. Merci à ceux qui ont tout lu!

 

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