Archive de la catégorie ‘Architecture’

Florence II

Mercredi 15 octobre 2008

 

Bonjour! Aujourd’hui, plutôt que de faire un carnet de voyage auquel je n’ai pas tellement envie de me consacrer, je vais me contenter, en grand fainéant que je suis, de vous mettre quelqu’unes des photos prises par Marine pendant notre voyage de fin Septembre à Florence. N’y voyez pas d’ordre chronologique et/ou logique, je mets plus ou moins en vrac selon ce qui me tombe sous la main.

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La piazza Santo Spirito, de mémoire, avec moi devant. Il me semble que cet immeuble a servi au tournage d’une des scènes d’Hannibal, mais je n’en suis pas certain.

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Les hauteurs de Florence vues depuis la Piazza Michel-Ange, à quelques minutes de marches de l’appartement que nous avions loué. Ambiance festive, avec le mariage exubérant d’un couple de japonais…

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Une succession de galeries d’arcade bordant l’Arno, entre le Ponte Vechio et la galerie des offices. Quelques artistes y pratiquaient de l’aquarelle.

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Le fameux Duomo, sous un angle que je préfère largement à la photo tirée sur Google. Excessivement surchargé, mais pour une fois ça ne me dérange pas trop. En revanche, la façade laisse présager un intérieur grandiose, mais les espoirs sont vides decus par une certaine pauvreté architecturale. Dommage.

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Une des seules photos qu’elle ait pu prendre des jardins du Boboli, l’usage de l’appareil étant interdit. Cette vue est faite depuis la terrasse du palais de la porcelaine, au fond du parc, sur les campagnes toscanes. Le jardin est relativement comparable à celui de Versailles, à la différence près qu’il s’étend sur une zone vallonnée, et s’avèra être une étape redoutable pour nos pieds de voyageurs fatigués. Il fait parti du Palazzio Pitti, dont j’ai parlé dans le précédent article. Il faut d’ailleurs bien 2 jours pour visiter l’ensemble du complexe tant la collection est impressionnante.

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Au détour d’une de nos promenades, je ne me souviens absolument plus de l’endroit où cela se trouvait.

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Et pour conclure, une petite vue de notre appartement de location, très coquet comme vous pouvez le constater. Voilà pour cet article, j’en consacrerai un autre encore sur Florence, en m’attardant plus sur les collections des multiples galeries et tableaux que nous avons arpentés.

 

 

Florence I

Mardi 16 septembre 2008

Bonjour!

Deux mois d’attente, ce fut long… en effet, ayant eu quelques rattrapages à faire, j’ai du passer l’été à me demander si j’allais ou non passer en 2ème année d’architecture. Et finalement c’est bon! Et sans aucune matière à refaire, qui plus est. C’est donc sur cette note enjouée que je me décide à re-alimenter ce blog, qui était un tantinet tombé dans les oubliettes pendant les vacances.

Et puisque j’en reviens à peine, je vais parler ici de la semaine de vacances que nous nous sommes offerts avec ma copine. Un séjour à Florence, que nous attendions impatiemment depuis des mois. Quelques soucis d’organisation dus à un planning compliqué, en raison des modalités de la rentrée scolaire, mais finalement, tout s’est bien passé.

Nous sommes partis en car (Eurolines, efficace et pas cher), à 22h45. Le trajet faisait plus de 12h, bien que de nuit. Cela ne nous enchantait pas spécialement, mais c’est le prix à payer pour un transport très intéressant économiquement. Finalement, pour ma part ça a été plutôt rapide… j’ai surtout dormi et mangé, deux activités que j’exécute avec beaucoup de professionnalisme.

1 bouteille de lait, 5 barres chocolatés et quelques madeleines plus tard, nous arrivions dans la belle cité toscane: Florence. Un peu crevés mais enjoués, nous avons traversés le centre historique pour rejoindre notre petit appartement de location, idéalement situé à proximité de tous les lieux touristiques importants, et à 200 mètres à peine du célèbre Ponte Vecchio, que voici:

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(suite…)

Ville bulle

Vendredi 20 juin 2008

Je viens à l’instant de terminer le rendu de POV ray, le programme que nous utilisons dans le cadre de nos cours d’informatique.

Donc pour donner un aperçu de ce que nous faisons, autant vous donner l’image finie ^^.

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Alors… il s’agit d’une ville sous l’eau, pour ceux qui n’auraient pas vues les bulles. Nous avons cherché à créer des reflets de vague sur un sol en sable, avec des habitations aux courbes organiques. Quelques algues et rochers disseminés ici et là viennent agrémenter le paysage aquatique.

C’est notre première année, mais on est très contents! Surtout pour le poisson lanterne / mairie qui occupe la position centrale de l’écran, et le petit sous-marin jaune très mignon fait par Marine .

Mardi, j’aurai fini mes deux derniers partiels… bientôt les vacances!

Espagne – Bilbao

Jeudi 1 mai 2008

Allez, un dernier article pour parachever cette série dédiée à mon séjour en Espagne. Il y a eu Rocky I, II et III, puis Rocky Balboa, donc après Espagne III, je vous présente Espagne Bilbao! (oui je sais c’est nul…)

Hum… bon, retour au sujet. Je vais parler maintenant de la belle ville de Bilbao, dans le Nord-Ouest de l’espagne, pas très loin de Narbonne. Evidemment, c’est ironique: il s’agit d’une ancienne ville industrielle, à l’architecture basque doûteuse, voire carrément foireuse. En bref c’est ignoble: s’il n’était le musée, la ville n’aurait strictement aucun cachet. D’autant plus qu’ils n’ont pas su vraiment profiter de la vague touristique engendrée par leur soit-disant « plan de renouveau urbain »: impossible de trouver un restaurant ouvert un vendredi soir, hormis des bars insalubres ou les vomissures McDonaldiennes. Avec ça, des bus qui circulent toutes les demi heures… enfin bref, une vraie merde.

Mais heureusement, Bilbao ne s’arrête pas à ça: c’est avant tout le siège d’un des musées les plus spectaculaires de notre époque. J’ai nommé, le musée Guggenheim, de la main de l’architecte Franck Gehry.

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Construit le long de la rivière Nerviòn, à proximité d’un pont qui réalise la jonction entre deux parties de la ville, le musée a été ingénieusement fondé au coeur du centre culturel de la ville, et accessible par les principales artères.

Calcaire, verre et titane en sont les trois principaux matériaux. Le titane n’est d’ailleurs qu’un revêtement posé par feuilles de moins d’un demi millimètre d’épaisseur, sur une structure en béton. Admirablement poli, il réfléchit la lumière de manière très singulière, jouant avec l’eau et le soleil pour dessiner des arabesques lumineuses mouvantes, telles les écailles d’un poisson.

Il y a deux types de formes dans le musée Guggenheim: les formes courbées, ondulantes, qui ressemblent à un bateau  ou un poisson remontant les flots, les vagues se fracassant contre sa coque, sont conçues en titane. Elle abritent des salles d’exposition au caractère inédit, tout en courbure. Les autres parties sont plus géométriques, très droites: ce sont les morceaux en calcaire, fraiches et lumineuses, au sein desquels on trouve des pièces plus conventionelles.

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Comme vous le voyez, pour faire entrer la lumière, Gehry a créé de vastes baies vitrées sur toute la longueur, pour avoir un ensoleillement maximal. On pourrait penser que cela créerait une sorte de serre géante, mais l’ingénu ingénieur a pensé à tout. Son verre est mêlé à des particules de métal, qui absorbent la chaleur tout en n’atténuant en rien la transparence du verre.

Bon, par contre je suis vraiment navré, mais je ne trouve pas de photo de l’intérieur… sans doûte parce que la photographie est interdite dans l’enceinte de l’établissement (même quand il s’agit de juste prendre le bâtiment, allez savoir pourquoi…). Disons seulement que l’intérieur n’est pas recouvert par le titane: c’est calcaire, verre et peinture blanche. Ensemble dynamique néanmoins, vaste et fluide dans la façon de s’orienter égalemment. Les cages d’ascenseur sont spectaculaires, et les salles d’une grande lisibilité, très précises dans leur apparente confusion.

La collection est assez prestigieuse: en dehors de Louise Bourgeois et son araignée, ou encore Jeff Koons, et son Puppy:

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… qui constituent les expositions permanentes, j’ai eu droit cette saison à l’art aux états-unis, de la décolonisation à l’art moderne, et aux surréalisme, où figuraient Dali, Le Corbusier et autres Mirò. Un parcours long (cela nous a pris 4 heures et des brouettes pour tout faire dans le détail, au grand dam de mon père ^^), mais instructeur, car j’y ais découvert de grands artistes dont j’ignorais alors jusqu’au nom. Entre autres, un de ceux qui m’a le plus marqué, qui est Michel Serra. Il est le créateur d’une oeuvre permanente, réalisée spécialement pour la salle la plus vaste du musée.

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Intitulée « Matter of Time », c’est une expérience unique, car c’est une sculpture avec laquelle on peut rentrer en interaction. Au fur et à mesure de l’évolution dans l’oeuvre, les plaques de métal rouillé se penchent ou de distendent, s’écartent vers le ciel pour embrasser l’oeuvre de Gehry, ou au contraire se resserrent dangereusement autour du spectateur, qui est alors acteur dans ses perceptions. On se sent opressé, oprimé, on perd parfois l’équilibre, tantôt il y a de l’écho, tantôt on pourrait entendre battre son coeur… une réalisation incongrue et riche en sensation, un vrai bonheur.

Et bien voilà… ici s’achève cette courte série d’article sur mes vacances de printemps… j’espère que cela vous a plus, et vous aura enjoint à visiter ce que j’ai eu beaucoup de plaisir à voir.

Espagne III

Jeudi 1 mai 2008

Une bonne nuit de sommeil et nous voilà requinqués: au programme de la journée, le musée Picasso et le parc Güell.

Pendant que mon père et ma petite soeur, pas vraiment intéressés par la peinture, se détendaient au grand aquarium, avec ma mère nous sommes allés au musée Picasso. Niché dans un petit quartier bien sympathique pas loin du port, pas très peuplé, nous avons été surpris pas la grande file d’attente qui patientait sagemment devant les guichets…

Les tableaux exposés m’ont un peu deçus… il n’y avait pas ses plus grandes oeuvres (je tenais à voir les demoiselles d’Avignon et Guernica… plus tard j’ai appris que les deux étaient à New York), mais des dons de ses dessins d’enfançe qu’il avait fait à la municipalité. Cela étant, pour son jeune âge, c’est très impressionnant. Il y avait pas mal de peintures de sa période bleue, ceux-là étaient pas mal du tout. Comme je n’ai pas retenue de nom par contre, je peux pas donner de photos.

Dommage, peu de grands tableaux cubistes… tant pis, c’est ce que j’avais envie de voir. Le musée était mignon mais pas de quoi casser des briques… m’enfin, c’était sympa quand même.

Pour nous détendre après nos longues marches, nous sommes ensuite allés au Parc Guëll, encore une fois d’Antoni Gaudì. Loin du centre mais ça en vallait la peine.

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(Au fait, j’y pense, toutes mes photos proviennent de Google… Je sais pas si il y a des copyright mais autant prévenir… j’ai pas d’apn alors je fais ce que je peux ^^)

Les bancs sont très agréables d’utilisation, ergonomiques, parfaitement adaptés à la forme du dos. De ce fait, on pourrait rester des heures à feignanter là dedans, s’il n’était le soleil de plomb qui nous martelle sauvagement. Et oui, le parc est situé sur un plateau qui domine Barcelonne, donc il y fait très chaud. On a d’ailleurs tous choppés des coups de soleil. Mais bon, pour pouvoir voir ces jolis carrés de mosaïque colorés et cette superbe colonnade en dessous, c’est un faible prix à payer.

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Ah oui… ça ce sont les colonnes que Gaudì a disposées pour contenir la poussée de la coline… Même l’élément le plus structurel fait l’objet d’une attention soignée… Moi qui n’aimait pas Gaudì à la base, dorénavent, vous l’aurez compris, je suis sous le charme ^^.

Toute chose a une fin, et le lendemain, nous avons quittés Barcelonne. Destination: Figueres, siège du Musée Dali. A ma grande honte, je n’ai connu le peintre que lorsque ma mère m’en a parlé à l’occasion du voyage. Et quand j’ai commencé à m’y penché, j’ai été émerveillé: sa palette de couleurs est époustouflante, des teintes octueuses, parfaitement fondues, un réel délice visuel. En plus, c’est fantasmagorique et rigolo…

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La façade,  comme le dit ma copine, permet tout de suite de savoir à qui on a a affaire. Bon, par contre, si Dali est un peintre génial, c’est un architecte médiocre… je n’ai jamais vu un merdier pareil dans un musée. Impossible de s’y retrouver, on loupe plein de salles, les galeries sont trop étroites, difficiles d’accès, c’est bruyant… Dali avait la maîtrise esthétique mais pas le sens du fonctionnel on dirait Rire.

Enfin, la collection vallait le détour: de très grandes oeuvres, parmis lesquelles, un autoportrait:

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Dali caramel… la couleur de la peau est si réaliste qu’on aurait presque envie de le manger… si j’ai bien compris, c’est une métaphore de la pourriture, comme le montrent les fourmis aux commissures des yeux, et les épingles, qui expriment le fait qu’il se sente « tiré »… Et beaucoup d’autres tableaux, que je ne mettrais pas ici parce que ce n’est pas vraiment le sujet (peut-être un article exclusivement sur Dali viendra, parce que ça m’a marqué).

Après ça, nous avons quittés Figueres et sommes allés à Bilbao, voir le célèbre musée Guggenheim. Mais cela fera l’objet d’un autre article, et surement un autre jour, parce là je commençe à avoir la flemme ^^. Merci à ceux qui ont tout lu!

 

Espagne II

Jeudi 1 mai 2008

Je continue dans plusieurs articles pour plus de commodité en écriture, et aussi parce que j’ai horreur du « lisez à la suite » Rire.

 Alors… après la Casa Battlò, nous nous sommes acheminés en direction de la non moins célèbre Pedrera, aussi appellée Casa Milà, quelques pâtés de maison plus loin. La façade est plus sommaire, du moins dans le choix des matériaux: plus de baies vitrées, plus de vitraux colorés, et moins de diversité dans les motifs… Comme vous pouvez le voir ici:

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 L’effet donné est celui d’un corail, ou d’un coquillage qui aurait cuit un peu trop longtemps sous le soleil. Mais je trouve la façade très stérile, comparativement à la casa Battlò, d’autant plus que la Pedrera a été conçue après cette dernière. On y trouve moins de diversité, moins de richesse dans l’interprétation des formes. L’ensemble me semble terne, uniformisé on pourrait dire.

Mais c’est surtout l’intérieur qui est choquant: à quelques détails près, on ne retrouve absolument plus l’originalité et la vivacité des formes qui est la marque de fabrique habituelle de Gaudì: les appartements font cossus et bourgeois, mais sans aucune portée, complètement dépouillés de leur aspect marin. Moi qui m’attendait à du génie extravageant, j’ai été deçu. Après, je ne sais pas non plus quels ont étés les crédits de Gaudì pour réaliser la Casa Milà: peut-être la contrainte budgétaire a-t’elle freînée son élan imaginatif… mais en tout cas, pour moi, la Pedrera ne mérite pas la réputation qu’elle a. Une note positive néanmoins, concernant les combles, très rigolos à visiter. Les voici d’ailleurs:

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Après cette touche amère, nous sommes allés en direction de la Sagrada Familia… un chemin particulièrement long à faire à pied, mais le réseau de bus et de métro de Barcelonne étant ce qu’il est, c’était plus pratique de faire le trajet avec nos deux petites jambes. Heureusement, elle se voit de loin, aucune chançe de se pommer…

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Hé ben c’est quelque chose… stupéfiant de dynamisme et de mouvement… les colonnes du porsche d’entrée semblent perdre leur statut de structure porteuse, et participent à l’élan vers le ciel du bâtiment, tendues à l’extrême, comme si la Sagrada était tirée vers le haut par une forçe invisible. On ne les voit pas très bien ici, mais les scultures sur les murs sont assez spéciales sur une cathédrale, mais très rigolotes.

L’intérieur n’est pas fini, inutile de donner des photos. Il est à noter d’ailleurs l’hypocrisie de la ville de Barcelone: à la base, la municipalité avait rejetté Gaudì, le jugeant de « fou »… aujourd’hui, les prix qu’elle pratique pour l’accès à ces bâtiments sont exorbitants… il faut payer pour entrer dans la cathédrale (!!), payer pour l’ascenseur dans la cathédrale (!!!), et la casa Battlò coûte 20 et quelques euros… Comme quoi, les opinions peuvent changer très vite selon l’intérêt qu’on en a…

Enfin pour revenir à l’intérieur… le but de l’architecte est de faire une sorte de forêt , en utilisant les colonnes qui serviraient d’abres et les couleurs de vitraux. Hélas c’est toujours en travaux, et pour un moment encore apparement, il est pas dit qu’un voit le tout un jour achevé… Sinon… l’ascenseur menait en haut d’une des quatres grandes tours… et étant donné que j’ai le vertige, j’aurais mieux fait de pas y aller… Gaudì aime bien jouer sur la sensation de hauteur, seulement moi ça ne me plait pas du tout Sourire. Mais pas grave, j’ai beaucoup apprecié cette cathédrale quoi qu’il en soit.

Allez, je mets la suite dans un autre article…

 

Espagne I

Jeudi 1 mai 2008

Et bien voilà, me voici tout fraîchement (enfin presque) rentré de mon périple dans les terres barbares d’Espagne. Ce voyage d’une semaine a été l’un des meilleurs que j’ai fait depuis longtemps, en particulier parce que bon nombre de nos visites étaient en lien avec la peinture ou l’architecture, pour lesquels j’éprouve évidemment une attirance aussi intense que récente. Après une assez longue période d’inactivité sur ce site, dont je m’excuse, je vous livre aussi un carnet de voyage de mes vacances en Espagne.

La première partie du voyage, qui a durée 3 jours, s’est déroulée dans la ville  de Barcelone. Après quelques heures de voiture vite écoulées, la visite a commencé dès notre arrivée par les célèbres Ramblas. Une artère immense qui dessert une grande partie du centre ville, et mène les promeneurs jusqu’au port. Pour de pauvres petits français accoutumés au calme (?) de la vie lyonnaise, cette immersion brutale dans la métropole catalane fut une épreuve douloureuse pour nos oreilles. En effet, les espagnols parlent extrêmement fort! Sans atteindre le niveau sonore légendaire des  italiens, la perspective d’ évoluer  pendant 3 jours dans cette cacophonie chaotique relève au premier abord de l’exploit. Au final, on est vite pris dans le rythme trépidant de la vie barcelonnaise. Car il s’agit d’une ville jeune, mouvante et très cosmopolite. Que l’on parle des mimeurs sur la Ramblas, des marchés aux légumes et même aux bonbons typiques ou des tenues vestimentaires doûteuses des espagnol(e)s, on est plongés dans une symphonie vibrante ou couleurs vives, odeurs et saveurs se mêlent en un arc-en-ciel de sensations. Une ville très marquée par le fait qu’elle est le berceau de plusieurs artistes illustres, comme Picasso, Dali ou Gaudi, dont je reparlai plus tard. L’architecture traditionelle catalane est pleine de charme, d’un grand dynamisme, et accentue la vivacité de la ville et en fait pour moi, au même titre que Paris, une véritable ville d’art.

Enfin… le lendemain a intégralement été consacré à l’un des architectes les plus renommés de notre époque, le fameux Antonì Gaudì. Après une bonne marche le long d’une avenue qui nous a ruinée les jambes, nous nous sommes rendus à la très célèbre Casa Batllò. Reconnaissable entre toutes dans la rue, par sa façade à couper le souffle, que voici:

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L’impression est prenante… ces formes courbes, ondulantes, sont inédites dans l’histoire de l’architecture. L’ossature évoque le gigantesque squelette d’un monstre sous-marrin inconnu. La proximité de la mer se fait d’ailleurs bien ressentir, tant les motifs évoquent tantôt une mer calme sous la lune, tantôt des remous agités se fracassant sur une falaise… Mais quoi qu’il en soit, l’ensemble est d’une surprenante harmonie, très apaisant.

Passée la porte d’entrée, nous sommes d’emblée plongés dans les abysses… la ligne d’un escalier en colimaçon qui évoque une colonne vertébrale, les formes organiques… tout évoque à la fois le mouvement et la fluidité. Comme si le bâtiment avait été creusé au fil des années par une rivière souterraine. L’architecture est ici poussée à son paroxysme, et atteint une perfection pour chacun des matériaux difficilement imaginable, qu’il s’agisse du bois, de la pierre ou de l’acier. Surtout quand on imagine le procedé de construction: Gaudì n’avait aucun plan à soumettre aux maîtres d’oeuvres, ses intentions n’étaient explicitées que par une maquette faite en plâtre. Si le génie de l’architecte est inconstestable, il faut saluer également le talent des sculpteurs, menuisiers et maçons pour la maîtrise exquise des matériaux dont ils ont fait preuve. Mais plutôt qu’un long discours, mieux vaut vous livrer quelques illustrations, même l’architecture se vit plutôt qu’elle ne se regarde.

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(Détail du plafond du salon qui fait façe au jardin privé de l’autre côté du bâtiment. Comme les remous du sable quand on fait bouger le pied dans l’eau vous ne trouvez pas?)

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(Voici la cour intérieure, qui dessert en lumière la quasi totalité des pièces de la maison. Notez les mosaïques bleues: plus on descend dans les étages, plus le bleu s’éclaircit, de façon à ce que les pièces bénéficient toute du même ensoleillement. Le même principe s’observe dans le rythme des fenêtres, sur les façades: les fenêtres des étages du bas sont plus larges que celles du haut, qui bénéficient d’une luminosité supérieure.)

Dessins d’ambiance

Mardi 1 avril 2008

Voici les dessins de mon dernier projet (une extension de musée ethnographique), que j’avais mis sur mon rendu final et qu’on m’a rendu hier. Vous aurez ainsi un aperçu de que c’est qu’un dessin d’observation (ben qu’ici je n’ai pas vraiment respecté les distances), au moins au niveau du travail des lignes de fuite.

 

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(suite…)

Shigeru Ban

Dimanche 24 février 2008

Ici, je vais m’appliquer à parler de l’un des architectes qui me marque le plus.

Shigeru Ban est né en 1957 à Tokyo, c’est donc un architecte qui peut être consideré comme « post-moderne ».

Là où se distingue Shigeru ban, c’est dans une utilisation très prononcée de matériaux recyclables. Une de ses inventions les plus notoires, c’est ses tubes en cartons. Il s’agit de tubes faits en alliage de pate à carton et de quelconques résines spéciales dont je ne connais pas la provenance, hélas. Ses petits tubes sont maintenus entre eux par des structures en métal ingénieuses, qui permettent une grande elasticité dans la manière de monter.

Avant de poursuivre, voilà déjà la photo d’une de ses réalisation, sa propre maison individuelle:

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Shigeru Ban orchestre un travail très sophistiqué sur la lumière. En jouant sur l’intervalle entre ses tubes, il rythme ses réalisations, et leur confère un caractère aeré et très ouvert sur l’extérieur.

Ecoligiste d’avant garde, ses structures recyclables soulignent le caractère ephémère de l’oeuvre architecturale. Mais, en plus d’être économiques, ces tubes en carton à la couleur douce sont empreinte d’une élégance vive, appuyée par des courbes harmonieuses, une parfaite gestion du cadrage sur le décor extérieur, et des lignes horizontales epurées.

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Chez Shigeru Ban, tout est éphème. L’exemple de cette maison illustre admirablement bien cet adage: ici, les pièces sont amovibles, et peuvent être disposés n’importe comment selon la convenance des occupants. On remarque aussi ici la membrane utilisée, qui permet une parfaite luminosité tout en abritant des regards. Tout un travail sur la perspective une fois de plus, en soulignant de grandes lignes droites délicieusement découpées dans un blanc immaculé.

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L’architecte japonais redéfinit le rôle de la cloison. Ici les murs extérieurs sont faits de rideaux et laissent libre l’utilsateur de s’ouvrir ou au contraire de se couper du paysage urbain environnant. Shigeru Ban se plait à user de parois coulissantes dans toutes ses réalisations, pour que les pièces d’une habitation ne soient jamais figées. 

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On a parlé plus haut des innombrables possibilités qu’offraient les structures en tubes de carton. Un peu comme les kenex de notre enfançe, ils offrent tout un éventail de combinaisons possibles, et permettent une large varieté de formes. Ici, l’exposition du Japon, en Allemagne. Vu de l’extérieur, le bâtiment semble être constitué d’un collier de 3 gigantesques boules. Vu de l’intérieur, c’est ce panorama somptueux, fin et lumineux qui s’offre à nous.

Shigeru parvient à créer une architecture simple, epurée  et pleine de sens, tout en s’adaptant aux exigences complexes de la societé moderne. En amateur avisé des matériaux naturels, il réussit à redéfinir la fonction de ce qui est porteur (en usant parfois de meubles porteurs, comme dans la maison-meuble), de ce qu’est la limite par rapport à l’extérieur, en offrant des parois amovibles, tout en conservant une esthétique digne de pavillons japonais traditionels, remodernisés.