Archive de la catégorie ‘Arts martiaux’

Tai Chi Chuan

Jeudi 5 juin 2008

 

Et cela fait un bon moment que je n’ai pas posté ici, et je pense que d’ici la fin de l’année scolaire, je n’aurai pas trop d’occasions. Fin de semestre oblige, l’emploi du temps est assez serré, mais à partir du 23 Juin je serai à nouveau libre!

Enfin… je n’ai pas parlé d’arts martiaux depuis mes articles sur le Goshindo (tout simplement parce que je n’en connais pas d’autres). Il y a deux semaines, mon sensei (qui vient de passer son 4ème dan!) nous a présenté un de ses amis qui a fait cours à sa place. Il s’agissait d’un professeur de Tai Chi Chuan. Si, comme moi sur le moment, vous ignorez totalement ce qu’est le Tai Chi, disons juste que c’est un art martial chinois « interne », ou le relâchement des muscles au profit d’une pratique souple et coordonnée (évidemment, pour la petite historique, notre ami wikipédia est toujours là http://fr.wikipedia.org/wiki/Tai-chi-chuan).

Le cours n’a pas duré plus d’une heure, je n’ai pas bien saisi les grands principes. On a travaillé sur les esquives, des frappes directes, uppercuts, crochets, frappes de jambe, car le professeur (je ne connais pas l’équivalent de sensei en chinois Indeci) estimait que le Goshin recherchait trop le contre (ce qui est assez juste, mais pas toujours). Tout le travail s’est appuyé sur des mouvements de rotation du bassin, qui prenait naissance dans la jambe, pour simplement faire tourner les bras de gauche à droite. Ces derniers n’étaient évidemment pas balants, mais centrés autour du bas du ventre, le centre du « chi », un point nommé « dantian ». Pour parer un coup efficacemment, il suffisait de lever les bras de haut en bas, et laisser le reste du corps faire circuler l’énergie.

Des coups de poing, on est passés aux jambes, ce qui s’est averé nettement plus difficile. L’éternel problème au niveau des frappes, on est toujours tentés de nous servir uniquement de la forçe de nos bras, ce qui ne suffit évidemment pas. Mais l’expérience a été amusante. Pour finir le cours, le professeur a essayé de nous faire sentir l’énergie qui circulait dans nos mains. Pour cela, il nous a fait pratiquer divers exercices d’assouplissement au niveau des doigts, de la paume, et du plat de la main. Des gestes que je ne saurai pas vous décrire verbalement (la plupart je ne m’en souviens plus) mais qui avait pour but de rendre nos mains plus alertes, plus réceptives à ce qui nous entourait, et nous rendre conscient de l’énergie du chi. Honnetement ça n’a pas vraiment beaucoup marché pour moi, j’ai juste senti quelques piccotements. Je ne m’attendai pas à plus, avec une scéance d’une heure il ne fallait pas s’imaginer faire des miracles ^^.

Quelques vidéos trouvées sur youtube. Comme je n’y connais rien je ne garanti pas la qualité, mais j’espère que cela a éveillé chez vous de l’intérêt pour cet art martial que je pense méconnu.

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Pas top mais c’est déjà pas mal. De toute façon il y en a plein sur youtube :) .

A la prochaine ;)

 

 

Les frappes au Goshindo

Dimanche 2 mars 2008

 

Le Goshindo fait grand usage de clefs, projections ou contrôles, ce qui le raproche dans ce sens de l’Aïkido (bien que ce soit de manière moins poussée) ou du Ju Jitsu. Néanmoins, comme vous avez pu le constater dans les vidéos de mon premier article, nous faisons énormément de frappes tout au long de nos techniques. Les frappes font en effet partie intégrante de la pratique. Il ne s’agit pas simplement de les faire par principe, pour développer la rapidité. Mais ce sont elles qui au final dictent la dynamique de nos mouvements, et qui les générent, car nous tirons partie du déséquilibre ou des gestes de protection provoqués par nos frappes chez l’adversaire pour évoluer et placer notre technique. Par exemple, dans la deuxième vidéo du premier article…

http://ayanna.unblog.fr/2008/02/19/goshindo/

….vers 1 minute 03, le sensei passe sa jambe par dessus le bras du Uke, alors que celui-ci est debout. Il tourne ensuite le bassin sur le côté et l’entraîne au sol. Evidemment, si le Uke résiste et qu’il est stable sur ses appuis, la technique ne fonctionne pas. Mais la méthode normale consisterait à frapper dans le creu du genou gauche de l’homme, et ensuite du talon dans son biceps, de façon à « ramolir » ses muscles. Destabilisé par le frappe dans sa jambe et le bras endolori, il est beaucoup plus facile de le renverser en arrière. Ca n’a pas été représenté dans la vidéo, hélas, mais c’est en tout cas comme ça que nous le pratiquons, nous, dans nos entraînements.

Un autre point important pour les frappes, c’est l’entrée. Quand nous sommes attaqués, l’entrée de base du Goshindo consiste à pousser du bassin et du corps vers l’avant, et tendre le bras droit en direction de la tête de l’adversaire, pour qu’il vienne de lui-même s’empaler dessus. Cette frappe à elle seule constitue 80% du travail. Si elle est bien executée, la poussée est si forte que la tête du Uke est entraînée vers l’arrière, ce qui provoque évidemment un fort deséquilibre, et contorsionne violemment son dos et sa nuque. Cela justifie certaines de nos techniques qui peuvent sembler exposées, mais qui ne le sont pas en réalité car elles tirent profit du fait que, pendant un court instant, l’adversaire n’a aucune vision de ce qui se passe autour de lui.

J’ai parlé l’autre jour avec un de mes amis qui est Karate-ka. Selon lui, nos frappes sont très ressemblantes à ce qu’il font au Karate. Car en plus du travail au niveau des bras, nous faisons pas mal de coups de pieds: Ioko, Ma Washi, etc… qui trouvent leur équivalent pratique dans le Karate moderne. Cet approche m’a parue intéressante, et à titre d’exemple, j’ai essayé de chercher une vidéo qui vous montrerait l’attention portée au travail de frappes dans la pratique du Goshindo. Et par chançe, j’en ai trouvé une! C’est une démonstration pour un grand public si j’ai bien compris, le rythme est extrêmement soutenu et il y a pas mal de gestes inutiles. De plus, le côté « accrobatique » de ce que vous allez voir n’est pas spécialement propre au Goshindo, nous avons des coups de pieds sautés, mais ça ne ressemble pas pour autant à du Kung Fu. Néanmoins ça m’a paru intéressant.

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La frappe est souvent decisive au Goshindo, comme vous pouvez le voir, même si la technique s’achève pratiquement tout le temps par une clef ou un contrôle, et qu’il y a toujours à un moment ou à un autre un profit du déséquilibre. Je dois avouer que c’est en grande partie ce qui me plait dans cet art martial. Je ne suis pas violent par nature, loin de là Rire, mais je trouve que frapper est un excellent moyen d’évacuer, de transpirer et de se sentir bien à la suite de la scéance, sans rien oter pour autant au plaisir d’évoluer dans une technique alambiquée.

Les armes au goshindo

Vendredi 22 février 2008

Ce que je n’ai pas mentionné dans mon article précédent, c’est que le Goshindo fait également usage d’armes.

Nous n’en avons que 3: le Bo (un long baton d’1m80 en moyenne), le Tanto, et les Kalis.

Généralement on en fait peu, on va dire que c’est une semaine par mois. Il faut savoir tout de même que les horaires sont extrêmement souples dans mon club, les profs sont payés pour enseigner à plein temps, et il y a des cours de 10h à 20-21h tous les jours de la semaine, avec des créneaux spécialisés pour les hauts gradés, ce qui laisse une grande lattitude. Mais cela se paie par un coût d’inscription assez élevé néanmoins.

Enfin bref. Je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup de Bô, et je n’aimais pas spécialement. 1m 80 c’est trop grand pour être efficace à mon goût, cette année j’ai été initié à l’Aikido au Jô, et j’ai trouvé ça nettement plus souple et flexible dans sa maniabilité. Et les mouvements de corps n’avaient pas grand chose à voir avec le Goshindo, qui est axé sur des poussées frontales et des mouvements circulaires. De plus, je n’étais pas habitué à avoir mon bassin de biais. Un point important d’ailleurs, je sais pas si vous l’avez remarqué dans les vidéos précédentes, mais la position de garde au Goshindo est singulière. Nous avons la jambe droite devant et flêchie, et le gauche en arrière plutôt tendue, et légèrement croisée. De plus, le bassin et les épaules sont très droites, ce qui nous permet d’avoir une avançée frontale puissante, de protèger efficacement une grande partie de notre corps, et tout particulièrement l’entre-jambe pour ces messieurs (remarque ça marche pour les dames aussi… ^^), et aussi d’avoir plus d’amplitude au moment de libèrer notre bassin. Néanmoins, j’ai pu le remarquer en temps réel, c’est une garde défensive efficace, mais qui reste très figée, et ça devient plus difficile de se déplacer rapidement que dans des positions comme celles du Ninjutsu par exemple, nettement plus vives.

Concernant le Tanto (couteau). On apprend pas vraiment à s’en servir, mais plutôt à s’en défendre. Le but est de réagir exactement comme s’il s’agissait d’une attaque classique au poing, mais en veillant à ne jamais se faire toucher, bien entendu, et aussi à user de techniques de désarmement. Globalement ça ne nous change pas énormément de ce qu’on fait d’habitude, ça reste les mêmes mouvements, mais ça nous oblige à être nettement plus vigilant, et c’est très difficile au début de réagir exactement comme on l’aurait fait si l’adversaire avait attaqué avec un simple crochet, on a tendance à se fixer sur l’arme et à ne plus communiquer avec le reste de notre corps. C’est une approche pour moi intéressante, qui nous permet d’avoir des gestes plus vifs et plus précis quand nous revenons à mains nues.

Maintenant le Kali. Enfin je devrais plutôt dire les kalis, parce qu’on en manie deux à la fois. Pour ceux qui ne connaissent pas, le Kali symbolise un petit sabre d’une cinquantaine de centimètres, à peu près. La garde change radicalement, puisque nos kalis sont placés sur nos deux épaules, comme les Ronin Sourire. Le bassin reste dans l’axe du corps néanmoins. Nous ne faisons jamais de piqués, il s’agit exclusivement de coups sur les côtés. Le but est de tirer profit de l’usage de deux armes. C’est difficile d’expliquer exactement ce que nous faisons, et je n’ai trouvé aucune vidéo nulle part. En tout cas, à mon sens c’est agréable visuellement, et pas dénué d’efficacité, mais je regrette qu’on ne nous ait pas appris à nous en servir contre d’autres types d’armes, car j’ai essayé de m’en servir contre un Aikidoka qui faisait du Boken, et ça s’est soldé par un gros échec. Je suppose que c’est uniquement pédagogique, et que cela sert excusivement à nous obliger à bouger du bassin, car on bouge beaucoup quand on fait du kalis, c’est obligatoire au vu des mouvements tournants.

Edit J’ai enfin réussi à dégotter une vidéo avec des kalis. Bon, il ne s’agit apparement pas de goshindoka, et leur chorégraphie est plutôt ridicule, mais c’est pour que vous voyez à peu près en quoi nos mouvements consistent, bien que le mec de droite fasse parfois un peu n’importe quoi et change régulièrement de garde alors que ça ne sert à rien (sans doûte pour faire plus classe devant l’écran…). La voilà donc:

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Mais d’une manière générale, les armes au Goshindo c’est plutôt un bonus on va dire. Au contraire de l’Aikido, ou le Boken fait partie intégrante de l’art martial, et ou les deux sont liés, les armes ne servent pas tant que ça à nous aider, car elles ne reprennent pas nécéssairement les mêmes gestes. C’est un bon moyen de se dépenser physiquement on va dire. Mais je préfère nettement plus pratiquer du Boken comme je le fais cette année ^^.

Goshindo

Mardi 19 février 2008

Alors… ici je vais donc présenter l’art martial que je pratique depuis quelques années maintenant.

Le Goshindo est très peu répandu, la majorité des club se concentrent autour du bassin annécien, une présentation s’impose.

On peut affirmer que le Goshindo, la « voie de la protection du corps » littéralement, descend directement du Ju jitsu. C’est un sport hybride conçu à partir de différents bouts de techniques empruntés à d’autres arts martiaux, l’Aïkido, le Jujitsu donc, mais également le Judo. Il vise une parfaite utilisation du corps dans le combat, et fait tout autant usage de frappes que des clés, des contrôles et des techniques d’auto-défense. Cette recherche d’une forme harmonieuse dans la discipline martiale est l’oeuvre d’Alain Sailly, qui a réussi à créer de toutes pièces un art en constante évolution.

Le but est de trouver des formes esthétiques tout en conservant des positions adéquates aux situations, et de parfaire le développement corporel et mental de l’individu. Cela a donné lieu à tout un éventail de techniques diverses.

Plutôt qu’un long discours, je vous propose un éventail de vidéos avec quelques randoris réalisés par quelqu’uns de mes professeurs.

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Et une dernière, toute mignonne.

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Comme vous pouvez le constater, le Goshindo est très « dansant », le corps évolue et bouge énormément, bien que la position de garde soit très centrée, les grandes rotations de jambes sont généralement privilegiées, ainsi que les projections.

Je reviendrais ultérieurement sur le Goshindo dans un autre article, ou je reviendrais en détail sur les techniques qui nous distinguent.