Archive de la catégorie ‘Littérature’

Le Clan des Otoris

Dimanche 11 mai 2008

 

Petite page de publicité pour souffler un peu au milieu des articles consacrés à la peinture et l’architecture, pour vous parler de la saga de Lian Hearn intitulée « le clan des Otori« .

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Je ne sais pas si on peut parler véritablement de passion, mais j’éprouve un certain intérêt pour tout ce qui touche au Japon médieval. La saga proposée par l’auteur anglaise nous plonge directement dans un univers fictif mais qui retrace fidèlement la vie dans l’archipel nippone. A mi-chemin entre réalité, fantaisie et mysticisme, Lian Hearn fait preuve d’un certain talent narratif, et d’une plume fluide qui ne laisse place à aucune fausse note dans les transitions entre les points de vue, les atmopshères…

Pour la petite histoire… Tomatsu, un membre de la tribu des invisibles (qui se réveleront plus tard être en réalité des chrétiens cachés au Japon), voit son village décimé par un terrible chef de guerre, Iida Sadamu. Parvenant à fuir à travers les montagnes, il est secouru par un mystérieux guerrier, qui le prend sous son aile, et décide curieusement d’en faire son fils adoptif. Ce samouraï, Shigeru, noble descendant de la lignée des Otori, immerge Tomatsu, rebâptisé Takeo, dans l’univers des intrigues politiques. Parallèlement, le jeune homme se découvre d’étranges pouvoirs, comme le fait de pouvoir se dédoubler, se rendre invisible ou marcher avec la légereté d’un chat… Il fait alors la connaissance de Kenji, un mystérieux membre de la Tribu, qui lui apprendra à parfaire ses dons et à éveiller son âme d’assassin, pour faire de lui le tueur du tyran Sadamu…

 Le récit est subjectif et alterne les points de vue de Takeo, puis de Kaede, une jeune héritière avec laquelle il fera plus tard connaissance. La psychologie des personnages est délicieusement bien traitée, ce qui facilite grandement la compréhension du récit. Les descriptions sont relativement précises, et l’auteur parvient assez bien à retranscrire les ambiances dans lesquelles évoluera son héros, des recoins mystérieux des terriers de la Tribu aux châteaux solennels des seigneurs Otori, en passant par la vie grouillante des campagnes. Ainsi, on est vite pris dans cet univers japonais, sans entrer dans des stéréotypes figés, en particulier grace à l’intérêt de la vaste palette de personnages.

Néanmoins, ce cycle, de 5 volumes désormais, demeure rien de plus qu’un bon divertissement. La qualité de l’écriture paraît parfois un peu simpliste, ce qui est compréhensible quand on sait que l’ouvrage est originellement destiné à un public jeune, mais laisse un arrière goût amer au lecteur. L’écriture reste tout de même très (trop?) occidentale, il manque souvent ce brin de légereté nippone qui lui aura donné plus de saveur. Malgré l’effort fourni, la mentalité japonaise est trop étrangère aux européens, et, même après tous les voyages et documentations effectués par Lian Hearn sur l’archipel, il aurait fallu toute une vie pour saisir les subtilités de leur culture. Enfin, quoi qu’il en soit, je vous encourage à lire ces 5 tomes, qui constitueront un excellent moment de détente et d’évasion.

Femme érotique

Lundi 25 février 2008

 

Je me suis cuisinée à toi
Mon corps est ton palais fondant
Je n’ai plus qu’une loi
Survivre à ton sourire gourmand

Viens, glisse entre mes hanches
Fais courir ta langue embrasée
Petrie de tes mains blanches
Les courbes de mes seins lactés

Je me suis préparée à toi
Me suis mis tous les ingrédients
De la douceur, de l’amour, du piment
Pour mettre ton coeur en émoi

Allez viens, dévore-moi
Explore mes profondeurs de tes doigts
Et à la fin, laisse couler
Ma jouissance comme un coulis fruité
 

Les nuages…

Mercredi 20 février 2008

 

Qui n’a jamais en rêve souhaité

Voguer dans cette étendue mousseuse

Sentir le vent de liberté

Souffler sur l’étendue brumeuse

 

Les nuages, longs filaments argentés,

S’étirent et s’effilochent nonchalement

Berçés dans l’azur chaud et bleuté

Le soleil les embrasse langoureusement

 

L’âme s’émerveille de cet océan crémeux

Et envie ces vastes oiseaux solitaires

Ils font chatoyer leur plumage dans les cieux

Et, superbes, survolent les limbes de l’Ether

 

Mais hélas, bientôt le poète

Doit cesser ses contemplations,

Et détourner les yeux, de cette vision céleste

Vers l’aube gris et terne de la civilisation

 

 

J’ai pas du tout cherché à respecte le rythme, n’étant pas bien doué en poésie. J’ai fait ça y a deux ans, juste avant le bac de français si ma mémoire est bonne. Vais essayer de farfouiller pour en dégotter d’autres que j’ai pu pondre pendant les heures de cours ou j’avais pas grand chose à faire…

Nouveau sujet de philo

Mardi 19 février 2008

Voilà pour faire s’activer vos méninges quelques embryons de petits sujets philosophiques, en hommage à ce cher Olivier qui en a pondu de très bons pendant ses heures perdues en français Clin doeil.

*La dysenterie afghane: bijection ou métropolisme extrudé? En vous appuyant sur vos connaissances concernant le réchauffement climatique, vous chercherez à expliquer la disparition du dahu dans les forêts sub-sahariennes.

*Qu’est-ce qui pousse certains auteurs à cultiver les paraboles dans les off-shores sénégalais? En tirant profit de la citation de Nietzche « Dieu est mort, les liliputiens aussi », vous démontrerez l’unicité de l’hymne national congolais, et sa moiteur métaphysique.

*L’érection est-elle le monopole des scouts irlandais, ou la manifestation rétro-active du surdimensionnement typologique des déjections gazeuses intestinales?

Bon courage Rire