Archive de la catégorie ‘Peinture/Dessin’

Aquarelle

Mardi 10 juin 2008

 

J’ai fait quelques aquarelles ces derniers jours, pour m’occuper pendant un week end pluvieux. Ca représente pour les deux premiers un jardin de Shangai. Rien de transcendant, je me sers pas très souvent de l’aquarelle. C’est surement mes derniers avant cet été, je n’ai pas de scanner à annecy. Mais je mettrai tous mes pastels, voire mes peinture à l’huile (je fais un stage de peinture cet été!) dès la rentrée, ça c’est certain. En tout cas voilà les choses.

 

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Ca c’est une vue intérieure du projet que nous avons fait à 3 pendant la semaine de séminaire. Ici donc une vue sur deux terrasses végétalisées (il faut les imaginer hein) et le couloir qui mène à la salle de jeu des schtroumpfs. Je prendrai une photo de la maquette, ça me donnera enfin l’occasion de présenter un peu ce que je fais de mes années d’étude en architecture, parce qu’au vu du contenu de ce site, j’imagine que vous vous représentez un glandu passant sa vie à faire autre chose que bosser.

Encore Kyo…

Mardi 20 mai 2008

 

Pas mal de temps que je n’avais pas posté de dessins, donc à l’occasion de mon anniversaire (j’ai 19 ans aujourd’hui!) , je vous donne mes deux derniers, que j’ai fait il y a quelques jours, l’un au stylo noir mine 0.5, et l’autre au feutre aquarelable, que j’utilisais pour la première fois. Tout ça pour changer un peu de la mine grasse, à la longue c’est lassant. Cet été je vais m’essayer intensivement à la peinture à l’huile sur toile, ça me sera bien utile pour donner de jolis dessins d’ambiance dans mes projets ^^.

Allez zou, les dessins: les deux sont issus du dernier samurai deeper kyo. Les quelques gens qui suivent ce blog depuis le début peuvent penser que je ne dessine pratiquement que ça; en fait pas vraiment, c’est juste généralement ceux que je préfère. Mais je vais m’arrêter maintenant, et abandonner le style manga définitivement pour revenir à quelque chose de plus occidental.

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Pour le dernier dessin le papier est gondolé, ça a fait des effets bizzares au scannage. Sinon, tiens pour la forme, je poste aussi l’image de notre ville futuriste, que nous réalisons dans un cours d’informatique sur le logiciel Pov Ray. On a choisi Marine et moi une ville abyssale, sous une bulle, avec une architecture organique. Cette image dâte d’il y a deux semaines, on a pas mal avancés depuis, d’ailleurs ici c’est juste le fond, y a pas les bâtiments, mais c’est pour donner une idée.

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Dali

Dimanche 11 mai 2008

On connait de Dali ses moustaches fantaisistes, son exubérance et son accent catalan. Mais on retient surtout son génie artistique, à cette époque de lumière où Paris était encore le centre culturel du monde. Dali n’a peut-être pas autant marqué son époque que l’a fait Picasso, mais ses toiles inoubliables fascinent le public dans de nombreux domaines. C’est pendant mon séjour en Espagne que j’ai eu l’occasion de découvrir le personnage et son oeuvre de manière plus approfondie. J’ai pu visiter son musée de Figueres, et, bien que la collection ne soit pas complète et qu’il y manquait certains de ses tableaux les plus prestigieux, cette plongée dans le monde de l’artiste a été pour moi riche en émotions. D’où mon envie de vous faire partager un peu de ce que j’ai vu.

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(Jeune fille assise de dos, 1925)

Loin de moi d’avoir la prétention d’être critique d’art, mais j’aime bien essayer de donner des interprétations à ce que je vois. Je vais donc tout du loin tenter d’analyser les tableaux que j’expose.

Cette oeuvre est une des plus emblématiques de sa première période. On reconnait alors chez Dali une passion pour la ligne droite, la géométrie, la « limite ». Cette femme (Ana Maria), à la sculpture massive et rond, nous invite à la contemplation d’un paysage urbain, précis et maîtrisé. On peut alors parler d’une période « puriste ». Inspiré par des artistes tels que Le Corbusier, Dali se plait à orchestrer des formes épurées, réduites à leur plus stricte nécessité. Rien ne vient troubler la contemplation de ce paysage, la lecture est en rapide et sans ambiguité.

Dans Portrait de jeune fille dans un paysage de Cadaquès, est mise en évidence son attachement pour les questions de perspective. Ses toiles deviennent presque alors « architecture », puisqu’il ne s’agit essentiellement que d’un jeu de construction et d’échaffaudage des formes les unes par rapport aux autres.

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 (Les premiers jours du printemps, 1929)

Ce tableau, et tous ceux de cette période, marquent un renouveau profond dans l’art de Dali. On retrouve toujours ici un travail sur la perspective, mais celui-ci est réalisé sur une étendue grise et neutre, qui ne sert que de surface où évoluera le reste de l’oeuvre. Le peintre abandonne les grands corps rigides et sans vie, comme dans les compositions des Venus et marins. Il les décompose en une multitude de petites choses sans forcément de liens entre elles, mais qui fourmillent et sont parcourues de vie. La plupart des personnages sont anonciateurs des thèmes à venir chez Dali, comme l’homme aux mains vaginales, ou la fillette à l’ombre phalique.

Cette période marque l’émergescence de la « paranoïa ». S’inspirant de Mirò et de son automatisme, Dali s’essaie à une conversion automatique du réel, la révélation de son incohérence et non la retranscription passive de ce que perçoit l’inconscient. 

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(Le grand masturbateur, 1929)

Un des fondements même de l’art de Dali est son rapport à la sexualité. Dali se vantait d’être impuissant, d’où sa propension à peindre des formes molles. Il exécute un grand nombre de références à ses fantasmes. Dans ce tableau, les allusions sexuelles sont nombreuses: la femme fellatrice, qui, si on ne l’avait pas compris, est explicité par la petite tête de lion tirant la langue. L’insecte à forme phallique, les poils pubiens disseminés ici et là et les orifices vaginaux accentuent l’effet dérangeant de la scène. D’autres thèmes sont récurrents chez Dali, en particulier ceux de la masturbation, comme dans L’homme invisible, et de l’inceste, avec le Jeu lugubre.

On commence à voir apparaître les prémisces du surréalisme. Dali use de plus en plus de formes ambigues, d’ombres contradictoires et d’images doubles. C’est ce qu’il nomme la systématisation de la confusion, qui introduit un certain trouble et malaise chez le spectateur.

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(Métamorphose végétale, 1931)

Mais, loin des courants artistiques divers et des intentions alambiquées qui, finalement, n’entrent pas vraiment en compte dans la sensation qu’on éprouve à la première vision d’une oeuvre, ce qui m’a le plus marqué chez Dali, c’est sa maîtrise des couleurs. Des dégradés d’une fluidité sans égal, onctueux et aerés… il est presque impossible à un oeil non connaisseur de distinguer le coup de pinceau, tant il semble avoir capter l’essence même de la couleur pour la transposer sur la toile. Plus que les objets représentés, ce sont surement la manière dont ils sont peints qui confèrent à l’ensemble un caractère surnaturel et envoûtant. Bref… cette fabuleuse maîtrise maîtrise du pinceau est ma principale source d’admiration pour le peintre, et m’inspire toujours la même quiétude de l’esprit.

Je vais ici finir ce court article sur Dali… de sa période surréaliste, même si elle a été riche en tableau, ont surtout découlés des décors architecturaux, que je trouve inutile de montrer en photos, puisque l’intérêt, comme dans une sculpture,  est d’évoluer autour. Si vous ne le connaissiez pas, j’espère avoir éveiller chez vous une attirance pour ce peintre à moustaches. Ah oui, j’y pense… on n’a évidemment pas droit aux photographies dans les musées, toutes les illustrations que j’ai mises ici sont donc tirées directement d’internet, du site www.dali-gallery.com, que je vous invite d’ailleurs vivement à visiter, puisqu’il contient l’essentiel de l’oeuvre de Dali. Et puis allez, puisqu’on parle ici d’un peintre, autant finir cette article en peinture!

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Espagne III

Jeudi 1 mai 2008

Une bonne nuit de sommeil et nous voilà requinqués: au programme de la journée, le musée Picasso et le parc Güell.

Pendant que mon père et ma petite soeur, pas vraiment intéressés par la peinture, se détendaient au grand aquarium, avec ma mère nous sommes allés au musée Picasso. Niché dans un petit quartier bien sympathique pas loin du port, pas très peuplé, nous avons été surpris pas la grande file d’attente qui patientait sagemment devant les guichets…

Les tableaux exposés m’ont un peu deçus… il n’y avait pas ses plus grandes oeuvres (je tenais à voir les demoiselles d’Avignon et Guernica… plus tard j’ai appris que les deux étaient à New York), mais des dons de ses dessins d’enfançe qu’il avait fait à la municipalité. Cela étant, pour son jeune âge, c’est très impressionnant. Il y avait pas mal de peintures de sa période bleue, ceux-là étaient pas mal du tout. Comme je n’ai pas retenue de nom par contre, je peux pas donner de photos.

Dommage, peu de grands tableaux cubistes… tant pis, c’est ce que j’avais envie de voir. Le musée était mignon mais pas de quoi casser des briques… m’enfin, c’était sympa quand même.

Pour nous détendre après nos longues marches, nous sommes ensuite allés au Parc Guëll, encore une fois d’Antoni Gaudì. Loin du centre mais ça en vallait la peine.

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(Au fait, j’y pense, toutes mes photos proviennent de Google… Je sais pas si il y a des copyright mais autant prévenir… j’ai pas d’apn alors je fais ce que je peux ^^)

Les bancs sont très agréables d’utilisation, ergonomiques, parfaitement adaptés à la forme du dos. De ce fait, on pourrait rester des heures à feignanter là dedans, s’il n’était le soleil de plomb qui nous martelle sauvagement. Et oui, le parc est situé sur un plateau qui domine Barcelonne, donc il y fait très chaud. On a d’ailleurs tous choppés des coups de soleil. Mais bon, pour pouvoir voir ces jolis carrés de mosaïque colorés et cette superbe colonnade en dessous, c’est un faible prix à payer.

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Ah oui… ça ce sont les colonnes que Gaudì a disposées pour contenir la poussée de la coline… Même l’élément le plus structurel fait l’objet d’une attention soignée… Moi qui n’aimait pas Gaudì à la base, dorénavent, vous l’aurez compris, je suis sous le charme ^^.

Toute chose a une fin, et le lendemain, nous avons quittés Barcelonne. Destination: Figueres, siège du Musée Dali. A ma grande honte, je n’ai connu le peintre que lorsque ma mère m’en a parlé à l’occasion du voyage. Et quand j’ai commencé à m’y penché, j’ai été émerveillé: sa palette de couleurs est époustouflante, des teintes octueuses, parfaitement fondues, un réel délice visuel. En plus, c’est fantasmagorique et rigolo…

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La façade,  comme le dit ma copine, permet tout de suite de savoir à qui on a a affaire. Bon, par contre, si Dali est un peintre génial, c’est un architecte médiocre… je n’ai jamais vu un merdier pareil dans un musée. Impossible de s’y retrouver, on loupe plein de salles, les galeries sont trop étroites, difficiles d’accès, c’est bruyant… Dali avait la maîtrise esthétique mais pas le sens du fonctionnel on dirait Rire.

Enfin, la collection vallait le détour: de très grandes oeuvres, parmis lesquelles, un autoportrait:

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Dali caramel… la couleur de la peau est si réaliste qu’on aurait presque envie de le manger… si j’ai bien compris, c’est une métaphore de la pourriture, comme le montrent les fourmis aux commissures des yeux, et les épingles, qui expriment le fait qu’il se sente « tiré »… Et beaucoup d’autres tableaux, que je ne mettrais pas ici parce que ce n’est pas vraiment le sujet (peut-être un article exclusivement sur Dali viendra, parce que ça m’a marqué).

Après ça, nous avons quittés Figueres et sommes allés à Bilbao, voir le célèbre musée Guggenheim. Mais cela fera l’objet d’un autre article, et surement un autre jour, parce là je commençe à avoir la flemme ^^. Merci à ceux qui ont tout lu!

 

Modélisme – Peinture

Mardi 1 avril 2008

 

Comme promis, je vous présente maintenant les photos des figurines que j’ai eu le plaisir de peindre.

J’y ais mis en application toutes les techniques que j’ai exposées précedemment, en adoptant un schéma de couleur « flashy », à base de vert, rouge et blanc.

Il ne s’agit que d’un échantillon, j’ai sélectionné celles qui me plaisaient le plus. Ce sont d’ailleurs les plus récentes, celles des fameux « hauts elfes » (à ne pas prononcer « wouelf » ^^), le chaos restant dans son carton à prendre la poussière à la maison.

Les figurines datent pour la majorité d’il y a deux ans, veuillez excuser le manque de perfectionnisme du à mes insouciantes années de jeunesse.

Fin bref, fin du remplissage formel, je vous mets les photos, prises par ma sympathique voisine et son appareil high tech, dont le flash peut cramer la retine de chuck norris.

(suite…)

Dessins d’ambiance

Mardi 1 avril 2008

Voici les dessins de mon dernier projet (une extension de musée ethnographique), que j’avais mis sur mon rendu final et qu’on m’a rendu hier. Vous aurez ainsi un aperçu de que c’est qu’un dessin d’observation (ben qu’ici je n’ai pas vraiment respecté les distances), au moins au niveau du travail des lignes de fuite.

 

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(suite…)

Orion & Teclis

Vendredi 28 mars 2008

 

Le voilà enfin ^^ Il s’agit d’Orion donc, l’avatar de Kurnous chez les elfes sylvains, toujours à whb. Le travail sur les muscles était nouveau pour moi et assez rigolo. Comme on me l’a fait remarquer, la tête est trop grosse, et les jambes paraissent peut-être trop petites, bien qu’il s’agisse ici d’une tentative d’effet de perspective. Il va vraiment falloir que je prenne des cours pour apprendre à respecter ces foutus proportions, parce que ça gâche pratiquement tous mes dessins. Enfin bref, voilà l’animal.

 

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Grosse flemme de faire le décors végétal autour de lui, comme on le voit au niveau de la branche ^^ Ah la la, des glandus ces archis hein? Langue

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(Je remonte Teclis ici pour mettre les dessins de warhammer ensemble)

Un dessin que j’ai fait hier soir, et dont pour une fois je suis très fier. C’est une copie, ce qui explique surement pourquoi les proportions du corps sont à peu près bonnes. Le dessin original est à l’encre de Chine, et met bien l’accent sur les effets d’ombrage. La reproduction a donc été un véritable plaisir, car les jeux d’ombre et lumière sont l’aspect qui me plait le plus dans le dessin, et auquels j’attache le plus d’importance, au détriment sans doûte des perspectives et du mouvement.Il s’agit de Teclis, l’archimage haut elfe, pour les profanes initiés à warhammer. Ca m’a fait du bien de replonger le nez dans mes vieux livres d’armés ^^

Nouveaux dessins

Mercredi 26 mars 2008

 

Bonjour! Et bien voilà après un petit moment d’inactivités, voilà quelques dessins que j’ai fait ces derniers jours pour la plupart. J’ai essayé de sortir du Kyo, histoire de varier les styles de dessin, il y a donc ici des références à Death note, 20th century boys et les superbes illustrations de warhammer. Et aussi pour l’un d’entre ma copine vue de dos que j’ai dessinée en cours.

 

Nouveaux dessins dans Peinture/Dessin alex0001ys2

Issu d’un dessin de la femme de Ray Penber, dans death note (me souviens plus du nom), au détail près que je l’ai représentée en blonde ^^ (j’avais la flemme de faire les cheveux noirs). Derrière c’est un cerisier au fait :p Je précise parce que personne dans mon entourage n’a compris.

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Voilà ma Marine, très assidue en cours n’est-ce pas? ^^ Les plis dans le pull sont pas forcément très cohérents, mais elle n’était pas au courant que je la dessinais, donc elle bougeait pas mal. La position de la main aussi est bizzare, mais je maîtrise excessivement mal les doigts. Sinon j’aime bien les cheveux et les ombrages. Mais faire quelqu’un dans le mouvement c’est pas des masses pratique Rire.

 

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Voici…hum, je pense que je peux le dire sans risquer de spoiler qui que ce soit :p. Voici donc Fukube, alias Ami, des 20th century boys. J’ai essayé de respecter le style du mangaka, je n’ai donc pas appliqué ma méthode habituelle pour les ombrages. Je ne suis pas satisfait des proportions (comme toujours de toute manière…) mais assez satisfait de l’expression du visage.

Keith Haring

Dimanche 16 mars 2008

En cours d’histoire moderne, on était sensés choisir une oeuvre moderne tirée d’une exposition, et en faire l’analyse ainsi que le descriptif de la scénographie. Il y a en ce moment au musée d’art moderne de Lyon une exposition temporaire exclusivement consacrée à l’américain Keith Haring, avec un copain nous avons donc décidé d’y aller.

J’ai beaucoup accroché avec ce peintre, et j’ai éprouvé beaucoup d’intérêt pour ses toiles et sculptures diverses, je me permets donc de faire ici un petit article pour vanter ses mérites Rire

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Sans entrer des détails exhaustif, je vais donner quelques éléments qui me semblent importants de la vie de Keith Haring. Né en 1958, Keith Haring passe une enfançe marquée par la drogue et les alcools. A 18 ans il intègre l’école des arts visuels, dans lequel il s’essaie à des disciplines diverses telles que la vidéo, la peinture, ou le dessin. Il rencontre des artistes de la vie underground new-yorkaise, tels Kenny Scharf (qui a apparement permis le rapprochement entre l’art et le graffiti), et intègre le célèbre club 57. Il commençe à peindre à la craie dans les halls de métro, de façon à toucher un large public, même si cela reste interdit. Puis il inventera son fameux « Radiant Baby ».

Il fait sa première exposition en 1982. Il enchaînera ensuite nombre d’expositions internationales. Il apprend en 1988 qu’il est infecté par le sida: il passera les deux dernières années de sa vie à peindre en faveur des malades. Il meurt en 1990.

 

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La griffe de Keith Haring, ce sont ces figures simples et enfantines. Inspiré apparement par l’univers de la bande dessinnée, l’artiste aime représenter de petites formes naïves aux couleurs très « flashy », avec des lignes appuyées, vives et aux contours nettements délimités. On retrouve toujours aussi une peur de l’espace vide: le tableau est ici entièrement saturé, qu’il s’agisse de l’intérieur des figures, striées de traits rouges, que des contours en turquoise, ponctuées par ces petits traits violets.

 

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Le peintre n’hésite pas à plonger violemment dans la réalité de son époque et de ses vices, et à en critiquer les excès. Derrière ces formes simplistes se cache un regard parfois acide porté sur la societé de consommation qui est celle des états-unis. Le tableau juste au dessus s’intitule « Girl with Cigarette ». L’avantage de K.Haring, c’est que l’interprétation du tableau est souvent facile à comprendre: ici, on voit clairement que la femme ne décide pas d’elle-même de fumer, mais que c’est la télévision ou le téléphone qui contrôlent ses pensées à sa place. L’artiste s’intéressera à d’autres thèmes, comme la science, l’oppression de la religion ou le sexe.

 

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Une large part est laissée aux symboles et à l’interprétation. Ici, la chenille montée par un homme casqué symbolise les effets négatifs de la science, et le fait qu’elle ne soit pas toujours contrôlée par l’homme. On retrouve de nombreuses références à l’antiquité, notemment avec Anubis, le dieu à tête de chien qui apporte mort et désolation chez les hommes, et que l’on retrouve dans de nombreux tableaux de Keith Haring. Mais pour ma part, je trouve que ces oeuvres ressemblent beaucoup aux antiques fresques aztèques ou mayas, dans leurs couleurs ou leur composition.

 

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Ca, c’est le tableau que nous avons choisi d’étudier. Il m’a marqué parce qu’il se distinguait radicalement du reste, à mon sens. Les traits sont nettements plus brouillons, pas achevés la plupart du temps, et la disposition de la couleur est chaotique, au contraire des applats soignés qu’il execute habituellement. Le fond noir créé un contraste très vif et prenant. Et le thème est sombre: je ne sais pas comment vous le voyez, mais pour moi, il s’agit d’un vache dont on voit la colonne vertébrale, les côtes, des intestins et qui a un oeil qui pend. Keith Haring a-t’il voulu représenter ici la mort, ou le destin cruel infligé par les hommes aux animaux qu’il utilise pour sa consommation?

En tout cas, Keith Haring est un artiste qui porte un véritable intérêt aux plans, à la compartimentation et à la gestion de l’espace. C’est ce qui m’a amené à porter un grand intérêt à son travail, car je trouve que cela à un lien assez aigu avec cette discipline artistique qu’est l’architecture. Et, étant pour ma part amoureux des couleurs pétantes, défiler dans cete exposition a été un vrai régal pour les yeux Rire.

Modélisme

Mercredi 27 février 2008

 

Aujourd’hui je vais parler de l’un de mes loisirs les plus chers: les jeux de figurines sur table. J’ai été initié en classe de 4ème, quand Benjamin, un de mes amis dont ma gentille petite voisine dira plus tard qu’il ressemble à un Emo, exhiba sous mes grands yeux ébahis la couverture en papier glacé de ce qui était le catalogue de vente de GW (comprenez Games Workshop). Et là, le destin du petit branleur que j’étais bascula : immédiatement séduit par ces petits gens en plastique recouverts de bonbonnes métalliques et armés jusqu’aux dents d’instruments de mort surdimensionnés, c’est l’esprit occulté par le fracas des épées rougies sur un champ de bataille boueux, par les beuglements massifs de généraux héroïques et par d’alambiquées stratégies que je me rendis chez mon revendeur local : neuneu.

Neuneu est un être abject issu d’une dimension parallèle à la nôtre, dans laquelle le temps passe beaucoup plus lentement. C’est ce qui a introduit la notion de « minute neuneu », un continuum temporel qui s’écoule une minute après le notre, qui le pousse, entre autre, à peser savoureusement chacune des syllabes qu’il prononce, et à pousser à son paroxysme la patience de la demi-douzaine de mamans en délire, fumant et écumant dans les quelques mètres carrés servant de lieu de circulation aux clients. Cela l’incite également à faire tomber la boîte d’armée judicieusement suspendue à 3m au dessus du sol, juché en haut de son escabeau, ou encore à toujours fourrer l’unique pièce dont vous avez besoin au dernier endroit souhaité et souhaitable, c’est à dire au fond de la boîte.

Bref, Neuneu est entré dans la légende, de sorte que moults disciples affluent des quatre coins de la galerie de l’émeraude pour le supplier de les prendre à son service, comme le célèbre « apprenti de neuneu », qui suit fidèlement la voie de son sensei.

Enfin passons… cette époque est désormais révolue, après maintes figurines achetées, maints tournois et maintes défaites cuisantes, j’ai fini par arrêter Warhammer. Néanmoins, il est un aspect du jeu qui continue à m’animer avec la passion de mes 14 ans… c’est la peinture. Cette sensation savoureuse de saisir entre des doigts fébriles la texture onctueuse du pinceau, et d’appliquer la minuscule pointe de poils effilée sur les quelques millimètres de surface de peau de votre archer flambant neuf. Une impression unique et prenante, capable de vous faire perdre la notion du temps, le dos voûté au dessus de ce petit bout de ferraille que vous manipulez avec une attention que vous envie votre conjoint(e), et la fierté immodérée de l’artiste face à son œuvre achevée. Ainsi je ne ferais pas, ici, de recueil stratégique à la  mord-moi-le-nœud ou un exposition narcissique de mes réalisations, mais plutôt une listes des différentes techniques que j’utilisais lors du passage à la mise en couleurs de mes elfes aux oreilles pointues.

Aplat Technique la plus simple, résultat propre et facile à appréhender pour les débutants, mais ne met pas en relief la figurine. Maîtriser l’aplat est néanmoins essentiel avant de passer à autre chose, car peindre précisément et sans déborder n’est pas si simple qu’il n’y paraît.

Brossage Le brossage est un terme générique qui regroupe deux méthodes différentes : le brossage simple et le brossage à sec. Le principe de base est identique : appliquer une petite quantité de peinture directement issue du pot de peinture sur toute la surface du pinceau, et balayer par petits coups brefs la zone à traiter, de manière très superficielle pour ne déposer la peinture que sur les reliefs. C’est une méthode simple et qui peut donner des résultats convenables pour un gain de temps appréciable. Le brossage à sec se distingue juste dans le sens ou la peinture se doit d’être la plus épaisse et durcie possible, pour s’occuper de reliefs très accentués (une fourrure par exemple, ou encore une cote de maille). Néanmoins, cette méthode a l’énorme inconvénient de noyer les détails, d’épaissir les volumes et de donner un effet sale sans envergure vu de prêt. Néanmoins, pour avoir de loin un effet d’ensemble correct tout en peignant vite, c’est une technique toute indiquée.

Eclaircissement successif L’éclaircissement a pour but de donner de l’intensité à un relief, et d’accentuer le contraste entre les couleurs. C’est la seconde étape après l’aplat : on part d’une couleur de base sombre, et on l’éclaircit progressivement avec une autre teinte plus claire, en appliquant sur la figurine des couches successives de plus en plus fines. Un bon éclaircissement peut donner lieu à une dizaine de couches successives, voire même au delà. Il apparaît donc évident que peindre en utilisant la peinture directement issue du pot est une solution médiocre, car cette derrière est trop épaisse. L’incontournable pour avoir un éclaircissement fluide et onctueux, c’est de diluer la peinture. Une fois que la peinture a une consistance proche de celle du lait, elle est utilisable.

Une astuce pour que la peinture ne sèche pas : prendre une assiette, du sopalin et du papier sulfurisé. Mouiller généreusement le sopalin, le placer dans l’assiette et recouvrir le tout du papier sulfurisé, en le pressant. Le sopalin ne séchera pas. De plus, le papier sulfurisé n’est pas absorbant, donc il restera humide du fait de la présence du sopalin, et fera un parfait réceptacle pour votre peinture.

Le lavis L’éclaircissement, c’était appliquer des couches successives sur les parties saillantes d’une figurine, donc travailler sur la lumière. Le lavis, c’est partir d’une base claire, et déposer une teinte beaucoup plus sombre dans les creux, donc s’occuper plus cette fois de l’ombre. Pour cela, la méthode est simple : il faut diluer la peinture, jusqu’à ce qu’elle ressemble presque à de l’encre (d’ailleurs, le lavis se pratique aussi avec des encres). Il suffit ensuite de déposer ce liquide dans les creux de l’endroit souhaité. Néanmoins, le lavis présente ses inconvénients: utilisé trop brutalement, il créé de grosses traces sur la figurine, ou fait dans les creux de tous petits trous très laids. Pour éviter ce genre de désagréments, il suffit de poser peu de peinture sur le pinceau, et de prendre le temps de bien l’étaler, et ne pas se contenter d’un passage rapide et imprécis.

Le fondu Le fondu est certainement la technique la plus difficile à maîtriser, mais la plus gratifiante. Le principe est le même que l’éclaircissement, mais au lieu de procèder par bandes successives, il s’agit de faire un dégradé avec le même coup de pinceau. Si la pression exercée sur le pinceau est constante, la peinture est appliquée uniformément, donc le fondu sera correctement réalisé. Néanmoins, si les poils sont trops chargés, au moment de lever la main, il risque de rester une petite goutelette qui ruinera tout l’effet. Pour palier à cet effet, il faut une fois de plus recouvrir de peinture uniquement l’extremité du pinceau, et ne pas charger la base. Par rapport à l’éclaircissement, le fondu représente un gain de temps, mais il ne faut pas se fier à son apparente simplicité, car avoir un dégradé régulier est extrêmement difficile à obtenir.

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