Dali

11 mai 2008

On connait de Dali ses moustaches fantaisistes, son exubérance et son accent catalan. Mais on retient surtout son génie artistique, à cette époque de lumière où Paris était encore le centre culturel du monde. Dali n’a peut-être pas autant marqué son époque que l’a fait Picasso, mais ses toiles inoubliables fascinent le public dans de nombreux domaines. C’est pendant mon séjour en Espagne que j’ai eu l’occasion de découvrir le personnage et son oeuvre de manière plus approfondie. J’ai pu visiter son musée de Figueres, et, bien que la collection ne soit pas complète et qu’il y manquait certains de ses tableaux les plus prestigieux, cette plongée dans le monde de l’artiste a été pour moi riche en émotions. D’où mon envie de vous faire partager un peu de ce que j’ai vu.

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(Jeune fille assise de dos, 1925)

Loin de moi d’avoir la prétention d’être critique d’art, mais j’aime bien essayer de donner des interprétations à ce que je vois. Je vais donc tout du loin tenter d’analyser les tableaux que j’expose.

Cette oeuvre est une des plus emblématiques de sa première période. On reconnait alors chez Dali une passion pour la ligne droite, la géométrie, la « limite ». Cette femme (Ana Maria), à la sculpture massive et rond, nous invite à la contemplation d’un paysage urbain, précis et maîtrisé. On peut alors parler d’une période « puriste ». Inspiré par des artistes tels que Le Corbusier, Dali se plait à orchestrer des formes épurées, réduites à leur plus stricte nécessité. Rien ne vient troubler la contemplation de ce paysage, la lecture est en rapide et sans ambiguité.

Dans Portrait de jeune fille dans un paysage de Cadaquès, est mise en évidence son attachement pour les questions de perspective. Ses toiles deviennent presque alors « architecture », puisqu’il ne s’agit essentiellement que d’un jeu de construction et d’échaffaudage des formes les unes par rapport aux autres.

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 (Les premiers jours du printemps, 1929)

Ce tableau, et tous ceux de cette période, marquent un renouveau profond dans l’art de Dali. On retrouve toujours ici un travail sur la perspective, mais celui-ci est réalisé sur une étendue grise et neutre, qui ne sert que de surface où évoluera le reste de l’oeuvre. Le peintre abandonne les grands corps rigides et sans vie, comme dans les compositions des Venus et marins. Il les décompose en une multitude de petites choses sans forcément de liens entre elles, mais qui fourmillent et sont parcourues de vie. La plupart des personnages sont anonciateurs des thèmes à venir chez Dali, comme l’homme aux mains vaginales, ou la fillette à l’ombre phalique.

Cette période marque l’émergescence de la « paranoïa ». S’inspirant de Mirò et de son automatisme, Dali s’essaie à une conversion automatique du réel, la révélation de son incohérence et non la retranscription passive de ce que perçoit l’inconscient. 

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(Le grand masturbateur, 1929)

Un des fondements même de l’art de Dali est son rapport à la sexualité. Dali se vantait d’être impuissant, d’où sa propension à peindre des formes molles. Il exécute un grand nombre de références à ses fantasmes. Dans ce tableau, les allusions sexuelles sont nombreuses: la femme fellatrice, qui, si on ne l’avait pas compris, est explicité par la petite tête de lion tirant la langue. L’insecte à forme phallique, les poils pubiens disseminés ici et là et les orifices vaginaux accentuent l’effet dérangeant de la scène. D’autres thèmes sont récurrents chez Dali, en particulier ceux de la masturbation, comme dans L’homme invisible, et de l’inceste, avec le Jeu lugubre.

On commence à voir apparaître les prémisces du surréalisme. Dali use de plus en plus de formes ambigues, d’ombres contradictoires et d’images doubles. C’est ce qu’il nomme la systématisation de la confusion, qui introduit un certain trouble et malaise chez le spectateur.

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(Métamorphose végétale, 1931)

Mais, loin des courants artistiques divers et des intentions alambiquées qui, finalement, n’entrent pas vraiment en compte dans la sensation qu’on éprouve à la première vision d’une oeuvre, ce qui m’a le plus marqué chez Dali, c’est sa maîtrise des couleurs. Des dégradés d’une fluidité sans égal, onctueux et aerés… il est presque impossible à un oeil non connaisseur de distinguer le coup de pinceau, tant il semble avoir capter l’essence même de la couleur pour la transposer sur la toile. Plus que les objets représentés, ce sont surement la manière dont ils sont peints qui confèrent à l’ensemble un caractère surnaturel et envoûtant. Bref… cette fabuleuse maîtrise maîtrise du pinceau est ma principale source d’admiration pour le peintre, et m’inspire toujours la même quiétude de l’esprit.

Je vais ici finir ce court article sur Dali… de sa période surréaliste, même si elle a été riche en tableau, ont surtout découlés des décors architecturaux, que je trouve inutile de montrer en photos, puisque l’intérêt, comme dans une sculpture,  est d’évoluer autour. Si vous ne le connaissiez pas, j’espère avoir éveiller chez vous une attirance pour ce peintre à moustaches. Ah oui, j’y pense… on n’a évidemment pas droit aux photographies dans les musées, toutes les illustrations que j’ai mises ici sont donc tirées directement d’internet, du site www.dali-gallery.com, que je vous invite d’ailleurs vivement à visiter, puisqu’il contient l’essentiel de l’oeuvre de Dali. Et puis allez, puisqu’on parle ici d’un peintre, autant finir cette article en peinture!

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Espagne – Bilbao

1 mai 2008

Allez, un dernier article pour parachever cette série dédiée à mon séjour en Espagne. Il y a eu Rocky I, II et III, puis Rocky Balboa, donc après Espagne III, je vous présente Espagne Bilbao! (oui je sais c’est nul…)

Hum… bon, retour au sujet. Je vais parler maintenant de la belle ville de Bilbao, dans le Nord-Ouest de l’espagne, pas très loin de Narbonne. Evidemment, c’est ironique: il s’agit d’une ancienne ville industrielle, à l’architecture basque doûteuse, voire carrément foireuse. En bref c’est ignoble: s’il n’était le musée, la ville n’aurait strictement aucun cachet. D’autant plus qu’ils n’ont pas su vraiment profiter de la vague touristique engendrée par leur soit-disant « plan de renouveau urbain »: impossible de trouver un restaurant ouvert un vendredi soir, hormis des bars insalubres ou les vomissures McDonaldiennes. Avec ça, des bus qui circulent toutes les demi heures… enfin bref, une vraie merde.

Mais heureusement, Bilbao ne s’arrête pas à ça: c’est avant tout le siège d’un des musées les plus spectaculaires de notre époque. J’ai nommé, le musée Guggenheim, de la main de l’architecte Franck Gehry.

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Construit le long de la rivière Nerviòn, à proximité d’un pont qui réalise la jonction entre deux parties de la ville, le musée a été ingénieusement fondé au coeur du centre culturel de la ville, et accessible par les principales artères.

Calcaire, verre et titane en sont les trois principaux matériaux. Le titane n’est d’ailleurs qu’un revêtement posé par feuilles de moins d’un demi millimètre d’épaisseur, sur une structure en béton. Admirablement poli, il réfléchit la lumière de manière très singulière, jouant avec l’eau et le soleil pour dessiner des arabesques lumineuses mouvantes, telles les écailles d’un poisson.

Il y a deux types de formes dans le musée Guggenheim: les formes courbées, ondulantes, qui ressemblent à un bateau  ou un poisson remontant les flots, les vagues se fracassant contre sa coque, sont conçues en titane. Elle abritent des salles d’exposition au caractère inédit, tout en courbure. Les autres parties sont plus géométriques, très droites: ce sont les morceaux en calcaire, fraiches et lumineuses, au sein desquels on trouve des pièces plus conventionelles.

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Comme vous le voyez, pour faire entrer la lumière, Gehry a créé de vastes baies vitrées sur toute la longueur, pour avoir un ensoleillement maximal. On pourrait penser que cela créerait une sorte de serre géante, mais l’ingénu ingénieur a pensé à tout. Son verre est mêlé à des particules de métal, qui absorbent la chaleur tout en n’atténuant en rien la transparence du verre.

Bon, par contre je suis vraiment navré, mais je ne trouve pas de photo de l’intérieur… sans doûte parce que la photographie est interdite dans l’enceinte de l’établissement (même quand il s’agit de juste prendre le bâtiment, allez savoir pourquoi…). Disons seulement que l’intérieur n’est pas recouvert par le titane: c’est calcaire, verre et peinture blanche. Ensemble dynamique néanmoins, vaste et fluide dans la façon de s’orienter égalemment. Les cages d’ascenseur sont spectaculaires, et les salles d’une grande lisibilité, très précises dans leur apparente confusion.

La collection est assez prestigieuse: en dehors de Louise Bourgeois et son araignée, ou encore Jeff Koons, et son Puppy:

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… qui constituent les expositions permanentes, j’ai eu droit cette saison à l’art aux états-unis, de la décolonisation à l’art moderne, et aux surréalisme, où figuraient Dali, Le Corbusier et autres Mirò. Un parcours long (cela nous a pris 4 heures et des brouettes pour tout faire dans le détail, au grand dam de mon père ^^), mais instructeur, car j’y ais découvert de grands artistes dont j’ignorais alors jusqu’au nom. Entre autres, un de ceux qui m’a le plus marqué, qui est Michel Serra. Il est le créateur d’une oeuvre permanente, réalisée spécialement pour la salle la plus vaste du musée.

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Intitulée « Matter of Time », c’est une expérience unique, car c’est une sculpture avec laquelle on peut rentrer en interaction. Au fur et à mesure de l’évolution dans l’oeuvre, les plaques de métal rouillé se penchent ou de distendent, s’écartent vers le ciel pour embrasser l’oeuvre de Gehry, ou au contraire se resserrent dangereusement autour du spectateur, qui est alors acteur dans ses perceptions. On se sent opressé, oprimé, on perd parfois l’équilibre, tantôt il y a de l’écho, tantôt on pourrait entendre battre son coeur… une réalisation incongrue et riche en sensation, un vrai bonheur.

Et bien voilà… ici s’achève cette courte série d’article sur mes vacances de printemps… j’espère que cela vous a plus, et vous aura enjoint à visiter ce que j’ai eu beaucoup de plaisir à voir.

Espagne III

1 mai 2008

Une bonne nuit de sommeil et nous voilà requinqués: au programme de la journée, le musée Picasso et le parc Güell.

Pendant que mon père et ma petite soeur, pas vraiment intéressés par la peinture, se détendaient au grand aquarium, avec ma mère nous sommes allés au musée Picasso. Niché dans un petit quartier bien sympathique pas loin du port, pas très peuplé, nous avons été surpris pas la grande file d’attente qui patientait sagemment devant les guichets…

Les tableaux exposés m’ont un peu deçus… il n’y avait pas ses plus grandes oeuvres (je tenais à voir les demoiselles d’Avignon et Guernica… plus tard j’ai appris que les deux étaient à New York), mais des dons de ses dessins d’enfançe qu’il avait fait à la municipalité. Cela étant, pour son jeune âge, c’est très impressionnant. Il y avait pas mal de peintures de sa période bleue, ceux-là étaient pas mal du tout. Comme je n’ai pas retenue de nom par contre, je peux pas donner de photos.

Dommage, peu de grands tableaux cubistes… tant pis, c’est ce que j’avais envie de voir. Le musée était mignon mais pas de quoi casser des briques… m’enfin, c’était sympa quand même.

Pour nous détendre après nos longues marches, nous sommes ensuite allés au Parc Guëll, encore une fois d’Antoni Gaudì. Loin du centre mais ça en vallait la peine.

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(Au fait, j’y pense, toutes mes photos proviennent de Google… Je sais pas si il y a des copyright mais autant prévenir… j’ai pas d’apn alors je fais ce que je peux ^^)

Les bancs sont très agréables d’utilisation, ergonomiques, parfaitement adaptés à la forme du dos. De ce fait, on pourrait rester des heures à feignanter là dedans, s’il n’était le soleil de plomb qui nous martelle sauvagement. Et oui, le parc est situé sur un plateau qui domine Barcelonne, donc il y fait très chaud. On a d’ailleurs tous choppés des coups de soleil. Mais bon, pour pouvoir voir ces jolis carrés de mosaïque colorés et cette superbe colonnade en dessous, c’est un faible prix à payer.

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Ah oui… ça ce sont les colonnes que Gaudì a disposées pour contenir la poussée de la coline… Même l’élément le plus structurel fait l’objet d’une attention soignée… Moi qui n’aimait pas Gaudì à la base, dorénavent, vous l’aurez compris, je suis sous le charme ^^.

Toute chose a une fin, et le lendemain, nous avons quittés Barcelonne. Destination: Figueres, siège du Musée Dali. A ma grande honte, je n’ai connu le peintre que lorsque ma mère m’en a parlé à l’occasion du voyage. Et quand j’ai commencé à m’y penché, j’ai été émerveillé: sa palette de couleurs est époustouflante, des teintes octueuses, parfaitement fondues, un réel délice visuel. En plus, c’est fantasmagorique et rigolo…

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La façade,  comme le dit ma copine, permet tout de suite de savoir à qui on a a affaire. Bon, par contre, si Dali est un peintre génial, c’est un architecte médiocre… je n’ai jamais vu un merdier pareil dans un musée. Impossible de s’y retrouver, on loupe plein de salles, les galeries sont trop étroites, difficiles d’accès, c’est bruyant… Dali avait la maîtrise esthétique mais pas le sens du fonctionnel on dirait Rire.

Enfin, la collection vallait le détour: de très grandes oeuvres, parmis lesquelles, un autoportrait:

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Dali caramel… la couleur de la peau est si réaliste qu’on aurait presque envie de le manger… si j’ai bien compris, c’est une métaphore de la pourriture, comme le montrent les fourmis aux commissures des yeux, et les épingles, qui expriment le fait qu’il se sente « tiré »… Et beaucoup d’autres tableaux, que je ne mettrais pas ici parce que ce n’est pas vraiment le sujet (peut-être un article exclusivement sur Dali viendra, parce que ça m’a marqué).

Après ça, nous avons quittés Figueres et sommes allés à Bilbao, voir le célèbre musée Guggenheim. Mais cela fera l’objet d’un autre article, et surement un autre jour, parce là je commençe à avoir la flemme ^^. Merci à ceux qui ont tout lu!

 

Espagne II

1 mai 2008

Je continue dans plusieurs articles pour plus de commodité en écriture, et aussi parce que j’ai horreur du « lisez à la suite » Rire.

 Alors… après la Casa Battlò, nous nous sommes acheminés en direction de la non moins célèbre Pedrera, aussi appellée Casa Milà, quelques pâtés de maison plus loin. La façade est plus sommaire, du moins dans le choix des matériaux: plus de baies vitrées, plus de vitraux colorés, et moins de diversité dans les motifs… Comme vous pouvez le voir ici:

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 L’effet donné est celui d’un corail, ou d’un coquillage qui aurait cuit un peu trop longtemps sous le soleil. Mais je trouve la façade très stérile, comparativement à la casa Battlò, d’autant plus que la Pedrera a été conçue après cette dernière. On y trouve moins de diversité, moins de richesse dans l’interprétation des formes. L’ensemble me semble terne, uniformisé on pourrait dire.

Mais c’est surtout l’intérieur qui est choquant: à quelques détails près, on ne retrouve absolument plus l’originalité et la vivacité des formes qui est la marque de fabrique habituelle de Gaudì: les appartements font cossus et bourgeois, mais sans aucune portée, complètement dépouillés de leur aspect marin. Moi qui m’attendait à du génie extravageant, j’ai été deçu. Après, je ne sais pas non plus quels ont étés les crédits de Gaudì pour réaliser la Casa Milà: peut-être la contrainte budgétaire a-t’elle freînée son élan imaginatif… mais en tout cas, pour moi, la Pedrera ne mérite pas la réputation qu’elle a. Une note positive néanmoins, concernant les combles, très rigolos à visiter. Les voici d’ailleurs:

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Après cette touche amère, nous sommes allés en direction de la Sagrada Familia… un chemin particulièrement long à faire à pied, mais le réseau de bus et de métro de Barcelonne étant ce qu’il est, c’était plus pratique de faire le trajet avec nos deux petites jambes. Heureusement, elle se voit de loin, aucune chançe de se pommer…

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Hé ben c’est quelque chose… stupéfiant de dynamisme et de mouvement… les colonnes du porsche d’entrée semblent perdre leur statut de structure porteuse, et participent à l’élan vers le ciel du bâtiment, tendues à l’extrême, comme si la Sagrada était tirée vers le haut par une forçe invisible. On ne les voit pas très bien ici, mais les scultures sur les murs sont assez spéciales sur une cathédrale, mais très rigolotes.

L’intérieur n’est pas fini, inutile de donner des photos. Il est à noter d’ailleurs l’hypocrisie de la ville de Barcelone: à la base, la municipalité avait rejetté Gaudì, le jugeant de « fou »… aujourd’hui, les prix qu’elle pratique pour l’accès à ces bâtiments sont exorbitants… il faut payer pour entrer dans la cathédrale (!!), payer pour l’ascenseur dans la cathédrale (!!!), et la casa Battlò coûte 20 et quelques euros… Comme quoi, les opinions peuvent changer très vite selon l’intérêt qu’on en a…

Enfin pour revenir à l’intérieur… le but de l’architecte est de faire une sorte de forêt , en utilisant les colonnes qui serviraient d’abres et les couleurs de vitraux. Hélas c’est toujours en travaux, et pour un moment encore apparement, il est pas dit qu’un voit le tout un jour achevé… Sinon… l’ascenseur menait en haut d’une des quatres grandes tours… et étant donné que j’ai le vertige, j’aurais mieux fait de pas y aller… Gaudì aime bien jouer sur la sensation de hauteur, seulement moi ça ne me plait pas du tout Sourire. Mais pas grave, j’ai beaucoup apprecié cette cathédrale quoi qu’il en soit.

Allez, je mets la suite dans un autre article…

 

Espagne I

1 mai 2008

Et bien voilà, me voici tout fraîchement (enfin presque) rentré de mon périple dans les terres barbares d’Espagne. Ce voyage d’une semaine a été l’un des meilleurs que j’ai fait depuis longtemps, en particulier parce que bon nombre de nos visites étaient en lien avec la peinture ou l’architecture, pour lesquels j’éprouve évidemment une attirance aussi intense que récente. Après une assez longue période d’inactivité sur ce site, dont je m’excuse, je vous livre aussi un carnet de voyage de mes vacances en Espagne.

La première partie du voyage, qui a durée 3 jours, s’est déroulée dans la ville  de Barcelone. Après quelques heures de voiture vite écoulées, la visite a commencé dès notre arrivée par les célèbres Ramblas. Une artère immense qui dessert une grande partie du centre ville, et mène les promeneurs jusqu’au port. Pour de pauvres petits français accoutumés au calme (?) de la vie lyonnaise, cette immersion brutale dans la métropole catalane fut une épreuve douloureuse pour nos oreilles. En effet, les espagnols parlent extrêmement fort! Sans atteindre le niveau sonore légendaire des  italiens, la perspective d’ évoluer  pendant 3 jours dans cette cacophonie chaotique relève au premier abord de l’exploit. Au final, on est vite pris dans le rythme trépidant de la vie barcelonnaise. Car il s’agit d’une ville jeune, mouvante et très cosmopolite. Que l’on parle des mimeurs sur la Ramblas, des marchés aux légumes et même aux bonbons typiques ou des tenues vestimentaires doûteuses des espagnol(e)s, on est plongés dans une symphonie vibrante ou couleurs vives, odeurs et saveurs se mêlent en un arc-en-ciel de sensations. Une ville très marquée par le fait qu’elle est le berceau de plusieurs artistes illustres, comme Picasso, Dali ou Gaudi, dont je reparlai plus tard. L’architecture traditionelle catalane est pleine de charme, d’un grand dynamisme, et accentue la vivacité de la ville et en fait pour moi, au même titre que Paris, une véritable ville d’art.

Enfin… le lendemain a intégralement été consacré à l’un des architectes les plus renommés de notre époque, le fameux Antonì Gaudì. Après une bonne marche le long d’une avenue qui nous a ruinée les jambes, nous nous sommes rendus à la très célèbre Casa Batllò. Reconnaissable entre toutes dans la rue, par sa façade à couper le souffle, que voici:

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L’impression est prenante… ces formes courbes, ondulantes, sont inédites dans l’histoire de l’architecture. L’ossature évoque le gigantesque squelette d’un monstre sous-marrin inconnu. La proximité de la mer se fait d’ailleurs bien ressentir, tant les motifs évoquent tantôt une mer calme sous la lune, tantôt des remous agités se fracassant sur une falaise… Mais quoi qu’il en soit, l’ensemble est d’une surprenante harmonie, très apaisant.

Passée la porte d’entrée, nous sommes d’emblée plongés dans les abysses… la ligne d’un escalier en colimaçon qui évoque une colonne vertébrale, les formes organiques… tout évoque à la fois le mouvement et la fluidité. Comme si le bâtiment avait été creusé au fil des années par une rivière souterraine. L’architecture est ici poussée à son paroxysme, et atteint une perfection pour chacun des matériaux difficilement imaginable, qu’il s’agisse du bois, de la pierre ou de l’acier. Surtout quand on imagine le procedé de construction: Gaudì n’avait aucun plan à soumettre aux maîtres d’oeuvres, ses intentions n’étaient explicitées que par une maquette faite en plâtre. Si le génie de l’architecte est inconstestable, il faut saluer également le talent des sculpteurs, menuisiers et maçons pour la maîtrise exquise des matériaux dont ils ont fait preuve. Mais plutôt qu’un long discours, mieux vaut vous livrer quelques illustrations, même l’architecture se vit plutôt qu’elle ne se regarde.

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(Détail du plafond du salon qui fait façe au jardin privé de l’autre côté du bâtiment. Comme les remous du sable quand on fait bouger le pied dans l’eau vous ne trouvez pas?)

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(Voici la cour intérieure, qui dessert en lumière la quasi totalité des pièces de la maison. Notez les mosaïques bleues: plus on descend dans les étages, plus le bleu s’éclaircit, de façon à ce que les pièces bénéficient toute du même ensoleillement. Le même principe s’observe dans le rythme des fenêtres, sur les façades: les fenêtres des étages du bas sont plus larges que celles du haut, qui bénéficient d’une luminosité supérieure.)

Vocabulaire d’archi 2

10 avril 2008

Voilà, la complication périodique due au projet étant passée, j’ai à nouveau du temps libre. Je vais donc continuer l’article que j’avais précédemment entamé, sur le vocabulaire d’architecte.

Noob… c’est une véritable nuisance… il écume les forums, les blogs et les jeux vidéos à la recherche d’articles à flooder outrageusement. Primitivement, noob descend de « newbie », c’est à dire un débutant. Mais le terme a lentement dérivé pour finalement s’appliquer à ce que nous nommons les « Jean-Kevin ». Je vais éclaircir mes propos. Jean-Kevin a 13 ans. Il est blond, ventripotent, les yeux bleus et toujours en T-shirt. Imbu de lui-même et convaincu de son infinie supériorité intelectuelle, JK traite avec condescendence tous les membres de son entourage (ce qui est bien comprehensible puisque c’est lui « le plus fort »). Considérant que la grammaire française n’est pas en phase avec les besoins de notre époque, Jean-Kevin l’enrichit de termes ingénueux, et les forums sont envahis de messages comme « Ouah, tro Bô té épéistes, mé les miens son plu Bô ».

Mais surtout, il est amateur de jeux virtuels. Une activité auquel il excelle: monteur de personnage avisé, wawa est sa classe de prédilection. Le noob agit en solitaire; fier de ses caractéristiques qu’il estime « indestructibles », c’est confiant dans ses prouesses qu’il part à la conquête des plus puissants boss du jeu. Bien évidemment, il se fait poutrer. Mais ce n’est pas sa faute, loin de là, son omnipotence ne saurait être mise en cause. S’il a perdu, c’est que sa connexion a buggé, ou que les mds sadiques se sont amusés à cheaté le monstre…

Considéré sous cet angle, noob est donc la pire insulte qui puisse vous être faite, à part palouf peut-être (quoique ce dernier est parfois affectueux). Vous êtes alors descendus plus bas que terre, un véritable vermine, un pourceau grouillant et purulent tout juste bon à satisfaire la soif cannibale des flammers. Et c’est à juste titre que vous pourrez vous munir de vos poings américains, laisser de côté vos principes pacifiques et fustiger le maraud qui vous aura offensé…

Mais quoi? Vous vous appelez Jean-Kevin? ……. Alors il est peut-être trop tard…

 

Pas envie d’en faire plus ajourd’hui désolé, en plus j’ai faim ^^. Pendant les vacances je m’activerai un peu plus, parce que là ça tombe un peu en désuétude…

Modélisme – Peinture

1 avril 2008

 

Comme promis, je vous présente maintenant les photos des figurines que j’ai eu le plaisir de peindre.

J’y ais mis en application toutes les techniques que j’ai exposées précedemment, en adoptant un schéma de couleur « flashy », à base de vert, rouge et blanc.

Il ne s’agit que d’un échantillon, j’ai sélectionné celles qui me plaisaient le plus. Ce sont d’ailleurs les plus récentes, celles des fameux « hauts elfes » (à ne pas prononcer « wouelf » ^^), le chaos restant dans son carton à prendre la poussière à la maison.

Les figurines datent pour la majorité d’il y a deux ans, veuillez excuser le manque de perfectionnisme du à mes insouciantes années de jeunesse.

Fin bref, fin du remplissage formel, je vous mets les photos, prises par ma sympathique voisine et son appareil high tech, dont le flash peut cramer la retine de chuck norris.

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Dessins d’ambiance

1 avril 2008

Voici les dessins de mon dernier projet (une extension de musée ethnographique), que j’avais mis sur mon rendu final et qu’on m’a rendu hier. Vous aurez ainsi un aperçu de que c’est qu’un dessin d’observation (ben qu’ici je n’ai pas vraiment respecté les distances), au moins au niveau du travail des lignes de fuite.

 

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Charlie & la chocolaterie

29 mars 2008

 

Pas grand chose de bien constructif aujourd’hui, c’est juste que j’ai regardé le film de Tim Burton « Charlie et la chocolaterie » hier soir avec ma copine, et que j’ai une fois de plus été en extase devant ce film qui fait preuve d’une imagination débordante et d’un humour enfantile mais qui marche à tous les coups. Tout petit j’ai vraiment adoré les livres de Roahl Dahl (comme à peu près toutes les personnes de ma génération), et Tim Burton a vraiment respecté l’esprit de l’auteur à mon sens. Enfin bref, je voulais juste ici vous mettre la musique du générique, qui est très rigolote. Le générique en lui même aussi avec les machines est marrant, et rappelle beaucoup edouard aux mains d’argent.

http://www.dailymotion.com/video/x4phun

 Promis la prochaine fois j’évite la solution de facilité de la vidéo, et je termine l’article sur le vocabulaire d’archi ^^. Ma gentille voisine a également pris en photo mes figurines hauts elfes de warhammer, j’en profiterais pour faire un article dessus, pour conclure sur ce que j’avais écris à propos du modélisme.

Orion & Teclis

28 mars 2008

 

Le voilà enfin ^^ Il s’agit d’Orion donc, l’avatar de Kurnous chez les elfes sylvains, toujours à whb. Le travail sur les muscles était nouveau pour moi et assez rigolo. Comme on me l’a fait remarquer, la tête est trop grosse, et les jambes paraissent peut-être trop petites, bien qu’il s’agisse ici d’une tentative d’effet de perspective. Il va vraiment falloir que je prenne des cours pour apprendre à respecter ces foutus proportions, parce que ça gâche pratiquement tous mes dessins. Enfin bref, voilà l’animal.

 

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Grosse flemme de faire le décors végétal autour de lui, comme on le voit au niveau de la branche ^^ Ah la la, des glandus ces archis hein? Langue

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(Je remonte Teclis ici pour mettre les dessins de warhammer ensemble)

Un dessin que j’ai fait hier soir, et dont pour une fois je suis très fier. C’est une copie, ce qui explique surement pourquoi les proportions du corps sont à peu près bonnes. Le dessin original est à l’encre de Chine, et met bien l’accent sur les effets d’ombrage. La reproduction a donc été un véritable plaisir, car les jeux d’ombre et lumière sont l’aspect qui me plait le plus dans le dessin, et auquels j’attache le plus d’importance, au détriment sans doûte des perspectives et du mouvement.Il s’agit de Teclis, l’archimage haut elfe, pour les profanes initiés à warhammer. Ca m’a fait du bien de replonger le nez dans mes vieux livres d’armés ^^

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