Shigeru Ban

24 février 2008

Ici, je vais m’appliquer à parler de l’un des architectes qui me marque le plus.

Shigeru Ban est né en 1957 à Tokyo, c’est donc un architecte qui peut être consideré comme « post-moderne ».

Là où se distingue Shigeru ban, c’est dans une utilisation très prononcée de matériaux recyclables. Une de ses inventions les plus notoires, c’est ses tubes en cartons. Il s’agit de tubes faits en alliage de pate à carton et de quelconques résines spéciales dont je ne connais pas la provenance, hélas. Ses petits tubes sont maintenus entre eux par des structures en métal ingénieuses, qui permettent une grande elasticité dans la manière de monter.

Avant de poursuivre, voilà déjà la photo d’une de ses réalisation, sa propre maison individuelle:

Shigeru Ban dans Architecture sb2fx3

Shigeru Ban orchestre un travail très sophistiqué sur la lumière. En jouant sur l’intervalle entre ses tubes, il rythme ses réalisations, et leur confère un caractère aeré et très ouvert sur l’extérieur.

Ecoligiste d’avant garde, ses structures recyclables soulignent le caractère ephémère de l’oeuvre architecturale. Mais, en plus d’être économiques, ces tubes en carton à la couleur douce sont empreinte d’une élégance vive, appuyée par des courbes harmonieuses, une parfaite gestion du cadrage sur le décor extérieur, et des lignes horizontales epurées.

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Chez Shigeru Ban, tout est éphème. L’exemple de cette maison illustre admirablement bien cet adage: ici, les pièces sont amovibles, et peuvent être disposés n’importe comment selon la convenance des occupants. On remarque aussi ici la membrane utilisée, qui permet une parfaite luminosité tout en abritant des regards. Tout un travail sur la perspective une fois de plus, en soulignant de grandes lignes droites délicieusement découpées dans un blanc immaculé.

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L’architecte japonais redéfinit le rôle de la cloison. Ici les murs extérieurs sont faits de rideaux et laissent libre l’utilsateur de s’ouvrir ou au contraire de se couper du paysage urbain environnant. Shigeru Ban se plait à user de parois coulissantes dans toutes ses réalisations, pour que les pièces d’une habitation ne soient jamais figées. 

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On a parlé plus haut des innombrables possibilités qu’offraient les structures en tubes de carton. Un peu comme les kenex de notre enfançe, ils offrent tout un éventail de combinaisons possibles, et permettent une large varieté de formes. Ici, l’exposition du Japon, en Allemagne. Vu de l’extérieur, le bâtiment semble être constitué d’un collier de 3 gigantesques boules. Vu de l’intérieur, c’est ce panorama somptueux, fin et lumineux qui s’offre à nous.

Shigeru parvient à créer une architecture simple, epurée  et pleine de sens, tout en s’adaptant aux exigences complexes de la societé moderne. En amateur avisé des matériaux naturels, il réussit à redéfinir la fonction de ce qui est porteur (en usant parfois de meubles porteurs, comme dans la maison-meuble), de ce qu’est la limite par rapport à l’extérieur, en offrant des parois amovibles, tout en conservant une esthétique digne de pavillons japonais traditionels, remodernisés.

 

Les armes au goshindo

22 février 2008

Ce que je n’ai pas mentionné dans mon article précédent, c’est que le Goshindo fait également usage d’armes.

Nous n’en avons que 3: le Bo (un long baton d’1m80 en moyenne), le Tanto, et les Kalis.

Généralement on en fait peu, on va dire que c’est une semaine par mois. Il faut savoir tout de même que les horaires sont extrêmement souples dans mon club, les profs sont payés pour enseigner à plein temps, et il y a des cours de 10h à 20-21h tous les jours de la semaine, avec des créneaux spécialisés pour les hauts gradés, ce qui laisse une grande lattitude. Mais cela se paie par un coût d’inscription assez élevé néanmoins.

Enfin bref. Je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup de Bô, et je n’aimais pas spécialement. 1m 80 c’est trop grand pour être efficace à mon goût, cette année j’ai été initié à l’Aikido au Jô, et j’ai trouvé ça nettement plus souple et flexible dans sa maniabilité. Et les mouvements de corps n’avaient pas grand chose à voir avec le Goshindo, qui est axé sur des poussées frontales et des mouvements circulaires. De plus, je n’étais pas habitué à avoir mon bassin de biais. Un point important d’ailleurs, je sais pas si vous l’avez remarqué dans les vidéos précédentes, mais la position de garde au Goshindo est singulière. Nous avons la jambe droite devant et flêchie, et le gauche en arrière plutôt tendue, et légèrement croisée. De plus, le bassin et les épaules sont très droites, ce qui nous permet d’avoir une avançée frontale puissante, de protèger efficacement une grande partie de notre corps, et tout particulièrement l’entre-jambe pour ces messieurs (remarque ça marche pour les dames aussi… ^^), et aussi d’avoir plus d’amplitude au moment de libèrer notre bassin. Néanmoins, j’ai pu le remarquer en temps réel, c’est une garde défensive efficace, mais qui reste très figée, et ça devient plus difficile de se déplacer rapidement que dans des positions comme celles du Ninjutsu par exemple, nettement plus vives.

Concernant le Tanto (couteau). On apprend pas vraiment à s’en servir, mais plutôt à s’en défendre. Le but est de réagir exactement comme s’il s’agissait d’une attaque classique au poing, mais en veillant à ne jamais se faire toucher, bien entendu, et aussi à user de techniques de désarmement. Globalement ça ne nous change pas énormément de ce qu’on fait d’habitude, ça reste les mêmes mouvements, mais ça nous oblige à être nettement plus vigilant, et c’est très difficile au début de réagir exactement comme on l’aurait fait si l’adversaire avait attaqué avec un simple crochet, on a tendance à se fixer sur l’arme et à ne plus communiquer avec le reste de notre corps. C’est une approche pour moi intéressante, qui nous permet d’avoir des gestes plus vifs et plus précis quand nous revenons à mains nues.

Maintenant le Kali. Enfin je devrais plutôt dire les kalis, parce qu’on en manie deux à la fois. Pour ceux qui ne connaissent pas, le Kali symbolise un petit sabre d’une cinquantaine de centimètres, à peu près. La garde change radicalement, puisque nos kalis sont placés sur nos deux épaules, comme les Ronin Sourire. Le bassin reste dans l’axe du corps néanmoins. Nous ne faisons jamais de piqués, il s’agit exclusivement de coups sur les côtés. Le but est de tirer profit de l’usage de deux armes. C’est difficile d’expliquer exactement ce que nous faisons, et je n’ai trouvé aucune vidéo nulle part. En tout cas, à mon sens c’est agréable visuellement, et pas dénué d’efficacité, mais je regrette qu’on ne nous ait pas appris à nous en servir contre d’autres types d’armes, car j’ai essayé de m’en servir contre un Aikidoka qui faisait du Boken, et ça s’est soldé par un gros échec. Je suppose que c’est uniquement pédagogique, et que cela sert excusivement à nous obliger à bouger du bassin, car on bouge beaucoup quand on fait du kalis, c’est obligatoire au vu des mouvements tournants.

Edit J’ai enfin réussi à dégotter une vidéo avec des kalis. Bon, il ne s’agit apparement pas de goshindoka, et leur chorégraphie est plutôt ridicule, mais c’est pour que vous voyez à peu près en quoi nos mouvements consistent, bien que le mec de droite fasse parfois un peu n’importe quoi et change régulièrement de garde alors que ça ne sert à rien (sans doûte pour faire plus classe devant l’écran…). La voilà donc:

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Mais d’une manière générale, les armes au Goshindo c’est plutôt un bonus on va dire. Au contraire de l’Aikido, ou le Boken fait partie intégrante de l’art martial, et ou les deux sont liés, les armes ne servent pas tant que ça à nous aider, car elles ne reprennent pas nécéssairement les mêmes gestes. C’est un bon moyen de se dépenser physiquement on va dire. Mais je préfère nettement plus pratiquer du Boken comme je le fais cette année ^^.

Vidéos sympas

22 février 2008

Bonjour!

Voilà deux petites vidéos que je trouve rigolote, histoire dr démarrer en humour le début des vacances (oui parce que mes vacances commencent seulement à partir de maintenant, et qu’elles ne durent qu’une semaine Cri). La première s’appelle Sid Marcus, une court métrage culte avec lequel vous saurez que « Dieu est juste, ce sont les pingouins qui parfois sont injustes ».

La deuxième s’appelle Vibroboy. Oui le titre est « légèrement » tendencieux, et le reste est à la hauteur. Si jamais vous avez déjà vu le mythique « Dobbermann », un film français pour une fois, qui raconte les tribulations d’une bande de braqueurs complètement nazes et d’une film pourri jusqu’à la racine (dans l’esprit ça ressemble à Snatch), ce court métrage a été réalisé par le même réalisateur, à savoir Jan Kounen, et si ma mémoire est bonne c’était pendant ses études en cinématographie. Déjà doué apparement Clin doeil.

Allez, bon visionnage, et n’oubliez pas: « Ah, tu sais pas à quoi ça sert, hein? Hé ben je vais te montrer à quoi ça sert! »

http://www.dailymotion.com/video/xo68q

Vibroboy, en deux parties.

http://www.dailymotion.com/video/x3p2l8

http://www.dailymotion.com/video/x3oywk

Ex-Roi Rouge

20 février 2008

Deux nouveaux dessins tout droit issus de Samurai Deeper Kyo donc, une fois de plus. Iici il s’agit de l’ex roi rouge, le grand méchant qui rend Kyo encore plus fort qu’il ne l’est déjà… (Kyo a une approche scénaristique particulièrement évoluée). Une fois de plus, j’ai cherché à travailler le plus possible sur les effets d’ombrage. Le résultat me convient à peu près, mais j’ai sur-abusé sur les mines grasses, de sorte que le dessin est un peu compliqué à conserver dans un bon état. Il faudra que je cherche à utiliser de l’encre de Chine la prochaine, comme le fait Matthieu, pour avoir un rendu plus propre.

A propos! Comme vous avez sans doûte pu le constater, j’ai changé le nom de mon blog: désormais, il s’intitule Terracotta. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, c’est une couleur, tout simplement. Je l’utilisais énormément en peinture, c’est pour moi une teinte extrêmement riche et intense. Au moins ça donne un semblant de sens au titre du blog…


Enfin bref, en attendant, voilà les deux dessins tirés du tome 37 nouvellement paru.

Pour celui qui suit, je tiens juste à préciser que les coups de crayons apparents ne le sont pas sur le dessin originel. En principe, les contours du roi sont estompés, on distingue à peine la marque de la mine. J’imagine que c’est dû au scannage, désolé pour ce petit désagrément.

Ex-Roi Rouge dans Peinture/Dessin roirougezg8ma8

Celui-ci est un montage que Matthieu a réalisé: le Kyo à droite est de lui, l’ex-roi rouge de moi. D’ailleurs, à l’attention de mes éventuels visiteurs, je vous engage à visiter son blog, dont l’url est disponible en lien, qui vous apprendra beaucoup sur diverses disciplines martiales, sur la cuisine voire même le dessin à l’encre Rire.

 

kyo22xl8 dans Peinture/Dessin

Les nuages…

20 février 2008

 

Qui n’a jamais en rêve souhaité

Voguer dans cette étendue mousseuse

Sentir le vent de liberté

Souffler sur l’étendue brumeuse

 

Les nuages, longs filaments argentés,

S’étirent et s’effilochent nonchalement

Berçés dans l’azur chaud et bleuté

Le soleil les embrasse langoureusement

 

L’âme s’émerveille de cet océan crémeux

Et envie ces vastes oiseaux solitaires

Ils font chatoyer leur plumage dans les cieux

Et, superbes, survolent les limbes de l’Ether

 

Mais hélas, bientôt le poète

Doit cesser ses contemplations,

Et détourner les yeux, de cette vision céleste

Vers l’aube gris et terne de la civilisation

 

 

J’ai pas du tout cherché à respecte le rythme, n’étant pas bien doué en poésie. J’ai fait ça y a deux ans, juste avant le bac de français si ma mémoire est bonne. Vais essayer de farfouiller pour en dégotter d’autres que j’ai pu pondre pendant les heures de cours ou j’avais pas grand chose à faire…

Kyoshiro Mibu

19 février 2008

Petit dessin fait en théorie de l’art si ma mémoire est bonne, de Kyoshiro, pour ceux qui connaissent Samurai Deeper Kyo. Ca ne vient pas de moi c’est simplement une reproduction de la couverture. D’autres viendront, quand j’aurais récupèré les scans (merci d’ailleurs matthieu pour me permettre d’utiliser ton scanner ^^).

Kyoshiro Mibu dans Peinture/Dessin kyo10001lh9

La main est absolument foirée, et apparement il n’a pas de machoire Rire. Mais j’espère que vous apprécierez les effets d’ombrage sur lesquels je passe un temps fou pour avoir quelque chose d’à peu près correct.

A suivre donc deux dessins de l’ex-roi rouge, pour lequel j’ai un petit faible apparement ^^.

Nouveau sujet de philo

19 février 2008

Voilà pour faire s’activer vos méninges quelques embryons de petits sujets philosophiques, en hommage à ce cher Olivier qui en a pondu de très bons pendant ses heures perdues en français Clin doeil.

*La dysenterie afghane: bijection ou métropolisme extrudé? En vous appuyant sur vos connaissances concernant le réchauffement climatique, vous chercherez à expliquer la disparition du dahu dans les forêts sub-sahariennes.

*Qu’est-ce qui pousse certains auteurs à cultiver les paraboles dans les off-shores sénégalais? En tirant profit de la citation de Nietzche « Dieu est mort, les liliputiens aussi », vous démontrerez l’unicité de l’hymne national congolais, et sa moiteur métaphysique.

*L’érection est-elle le monopole des scouts irlandais, ou la manifestation rétro-active du surdimensionnement typologique des déjections gazeuses intestinales?

Bon courage Rire

 

Goshindo

19 février 2008

Alors… ici je vais donc présenter l’art martial que je pratique depuis quelques années maintenant.

Le Goshindo est très peu répandu, la majorité des club se concentrent autour du bassin annécien, une présentation s’impose.

On peut affirmer que le Goshindo, la « voie de la protection du corps » littéralement, descend directement du Ju jitsu. C’est un sport hybride conçu à partir de différents bouts de techniques empruntés à d’autres arts martiaux, l’Aïkido, le Jujitsu donc, mais également le Judo. Il vise une parfaite utilisation du corps dans le combat, et fait tout autant usage de frappes que des clés, des contrôles et des techniques d’auto-défense. Cette recherche d’une forme harmonieuse dans la discipline martiale est l’oeuvre d’Alain Sailly, qui a réussi à créer de toutes pièces un art en constante évolution.

Le but est de trouver des formes esthétiques tout en conservant des positions adéquates aux situations, et de parfaire le développement corporel et mental de l’individu. Cela a donné lieu à tout un éventail de techniques diverses.

Plutôt qu’un long discours, je vous propose un éventail de vidéos avec quelques randoris réalisés par quelqu’uns de mes professeurs.

Image de prévisualisation YouTube

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Et une dernière, toute mignonne.

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Comme vous pouvez le constater, le Goshindo est très « dansant », le corps évolue et bouge énormément, bien que la position de garde soit très centrée, les grandes rotations de jambes sont généralement privilegiées, ainsi que les projections.

Je reviendrais ultérieurement sur le Goshindo dans un autre article, ou je reviendrais en détail sur les techniques qui nous distinguent.

Hum hum

17 février 2008

Bon…. il me semble qu’une présentation de routine s’impose…

Le plus simple est de commençer par le commençement: je me nomme Alexandre. Comme la majorité de ceux qui se présenteront sur ce blog le savent, je suis étudiant en 1ère année d’architecture, j’habite à Lyon donc et… voilà, ça me paraît amplement suffisant, je suis pas venu ici pour m’attarder sur une description imparfaite auto-écrite de ma personne. D’autant plus que le soucis du détail me pousserait à réveler des informations compromettantes comme mon numéro de sécurité sociale ou celui de ma carte bancaire, ce qui pourrait s’avèrer facheux.

Ce qui me pousse à me manifester ici, et bien c’est que j’adore écrire. Mais alors vraiment. Les lignes du haut vous ont peut-être mis la puce à l’oreille, mais je suis l’heureux propriétaire d’un cerveau psychédélique, voire ravagé, pour utiliser des termes plus primaires, et le fait d’évacuer par l’écriture me permet de conserver un semblant d’integrité intelectuelle, nécessaire pour avoir de bonnes relations sociales, sans lesquelles je serais en permanence affublé de qualificatifs élogieux tel que « taré fini » ou encore « gros dégueulasse ».

Agobougla… vous vous demandez sans doûte la signification. En fait il n’y en a pas. Ca ne veut rien dire, c’est évident. Mais c’est là le but de la manoeuvre. Le narcissisme dont je suis sujet me pousserait à affirmer qu’il s’agit là d’un aspect facétieux de ma personnalité. Mais en fait non. C’est juste un manque flagrant d’imagination, pour donner un nom à un blog qui sera un ramassis de sujets aussi divers que variés qu’exemplaires que parfaitement inintelligibles.

Mais n’ayez pas peur: les articles n’auront aucune cohérence les unes avec les autres, mais elles auront pour point commun de relater les tribulations d’un mini architecte qui veut devenir grand, le tout saupoudré d’un humour narcissique qui ne fait rire que moi et que je suis le seul à trouver fin. Alors je vous souhaite bonne lecture!

 

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